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TROISIÈME HAUSSE CONSÉCUTIVE DU CHÔMAGE La semaine dernière
nous a apporté une mauvaise nouvelle : le chômage a augmenté de 1,9%
en juillet, ce qui en fait le troisième mois consécutif de hausse. Évidemment,
le gouvernement a minimisé l'importance de l'événement et a trouvé tout
de suite le bouc émissaire : la faiblesse de la croissance dans les
autres pays, notamment aux États-Unis. Il n'y a pas si longtemps, lorsque le chômage diminuait, le gouvernement s'arrogeait
tous les mérites. Maintenant, il attribue cette hausse à la mauvaise conjoncture
mondiale, notamment outre-Atlantique. Bref, les électeurs sont considérés
comme suffisamment naïfs pour croire que lorsque le chômage diminue, c'est
grâce au gouvernement et lorsqu'il augmente, c'est la faute aux entreprises,
aux Américains, à la mondialisation, au marché, etc. Évidemment, la réalité est tout autre. Lorsque l'économie mondiale était en
période de croissance, les emplois étaient créés partout ailleurs, mais
davantage dans les pays qui étaient préservés des mesures idéologiques
de type "35 heures" (voir notre article dans cette même rubrique
sociale) et qui avaient un droit du travail moins rigide que le nôtre.
Le taux de chômage était entre deux et trois fois plus élevé dans notre
pays que dans les autres, privés des "lumières" de nos archéo-socialistes.
Ce rapport subsiste aujourd'hui, en période de récession. En effet, le taux de chômage est environ deux fois plus élevé en France qu'aux
États-Unis, au Royaume-Uni ou en Irlande, ce qui ne surprend plus personne.
Ce qui est plus grave, c'est que la France figure en queue de peloton,
même en se comparant avec les autres pays de l'Europe des 15, supposés
défenseurs du modèle social européen. Les succès enregistrés en France dans la lutte contre le chômage ont été réalisés
par les entreprises françaises malgré
la politique du gouvernement. Une précision : les emplois-solidarité,
emplois-jeunes et autres bricolages artificiels de ce type sont financés
par des impôts prélevés sur des entreprises et des personnes physiques
qui sont ainsi empêchées d'investir et de consommer et donc de créer des
emplois. Autrement dit, le gouvernement ne crée pas de vrais emplois,
il empêche leur apparition pour leur substituer des emplois artificiels
(c’est le fameux « ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas »
de Bastiat. La France n'a pas été en mesure de profiter de la longue période de croissance
mondiale pour rendre son appareil économique en mesure d'absorber un éventuel
choc. Nous avons gardé le "noyau dur" du chômage, qui n'a pas
été effleuré, même pendant une conjoncture exceptionnellement favorable.
Cependant, au-delà de la récente hausse du chômage, la vraie mauvaise
nouvelle, c'est que notre système ne sera pas en mesure de profiter convenablement
de la reprise, lorsqu'elle se produira. En effet, la plupart des "nouvelles
régulations" rendent encore plus hostile l'environnement économique
dans notre pays. Cela signifie que lorsque le chômage repartira à la baisse
dans les autres pays, en France nous resterons avec nos rigidités fiscales
et administratives, et avec nos chômeurs. Mots-clés : Chômage,
Croissance,
Emploi, Marché (du travail).
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