CHÔMAGE A LA BRITANNIQUE


Une nouvelle est passée presque inaperçue cette semaine : le taux de chômage en Grande-Bretagne. Il s’est établi en septembre à 3,1% de la population active, ce qui représente le taux le plus bas depuis 1975… Qui a dit que le monde entier était en crise et en récession à cause de la mondialisation et du néo-libéralisme ? Désormais, il y a 946 000 chômeurs dans ce pays. A comparer avec nos chiffres, qui viennent à nouveau de dépasser les 9% et iront en augmentant d’ici la fin de l’année.

Certes, les bons esprits contestent les statistiques britanniques, trop belles selon eux pour être vraies. Or si l’on prend les normes les plus strictes du Bureau international du travail, et en incluant même tous les chômeurs non indemnisés, le taux de chômage anglais reste très faible, à 5,2%. Il est alors comparable à celui des Etats-Unis, qui est de 5,7%.

Personne n’a remarqué que les chiffres les plus faibles du chômage intervenaient dans ces deux pays, marqués par de profondes expériences libérales. Ronald REAGAN et Margaret THATCHER avaient fortement assoupli le marché du travail, et leurs successeurs, même moins libéraux comme Tony BLAIR, ont été bien obligés de garder sinon le cap, au moins une politique peu étatiste. Le résultat est là.

En sens inverse, on observera que les plus mauvais résultats sont ceux de l’Allemagne et de la France, champions des politiques socialistes ou social-démocrates.