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A
- La réduction du temps de travail ne permet pas de réduire le chômage
Le chômage provient du fait
qu’un travailleur potentiel et un employeur potentiel n’arrivent pas à
se mettre d’accord. Ou les conditions offertes par les employeurs ne satisfont
pas les travailleurs, ou bien les conditions qu’il faudrait offrir aux
salariés ne sont pas rentables pour les employeurs. Autrement dit, le
chômage ne constitue pas une sorte de fatalité inexplicable, il est le
résultat de décisions humaines.
Si
un contrat n’est pas signé entre deux personnes, c’est qu’il est impossible
de trouver des conditions satisfaisantes pour les deux parties. Il existe
pourtant nécessairement des conditions du contrat satisfaisantes sur lesquelles
deux parties peuvent se rencontrer. En particulier en ce qui concerne
le contrat de salaire, il existe un taux de salaire auquel un salarié
préfère travailler qu’être au chômage et auquel il pourra trouver un employeur.
Le chômage est donc le résultat d’une situation où les contrats ne peuvent
être librement signés.
Le
droit du travail, les conventions collectives, le salaire minimum qui
sont autant d’obstacles à une libre négociation du salaire et des conditions
de travail, constituent des obstacles à l’emploi. Le salaire minimum en
est un exemple illustratif. Si un salarié coûte plus cher qu’il ne rapporte
à un employeur potentiel, compte tenu du niveau de salaire et de l’ensemble
des coûts obligatoires qui s’y ajoutent, il est évident qu’il ne sera
pas embauché. Depuis le début des années quatre vingt, les gouvernements
ont, par pure démagogie, augmenté le salaire minimum bien plus rapidement
que ce qui aurait été rendu possible par les progrès de la productivité
dans la plupart des entreprises. Ils ont ainsi exclu du marché un grand
nombre de personnes. Cela est particulièrement vrai pour les jeunes. Or
si un jeune avait la possibilité d’entrer sur le marché du travail à un
salaire plus faible que l’actuel salaire minimum, il aurait ainsi une
chance de se professionnaliser, de se former, d’augmenter sa productivité,
de telle sorte qu’après un certain temps, il pourrait obtenir un salaire
plus élevé que ce fameux salaire minimum qui constitue pour lui une barrière.
B - C’est l’entrepreneur qui est la clé de l’emploi
La
source de la croissance se trouve dans l’activité de l’homme et dans l’art
de combiner ces deux ressources rares que sont le capital humain et le
capital financier. Seuls les entrepreneurs sont en mesure de réaliser
cette subtile alchimie dans des conditions permettant de créer effectivement
des richesses nouvelles.
Traditionnellement,
nous avons tendance à considérer que pour qu’il y ait production, par
conséquent travail, il faut d’abord qu’il y ait demande. Ce concept macro-économique
est une source d’erreur fréquente.
Toutefois,
le niveau extraordinaire de spoliation fiscale tue les incitations productives.
Ceux qui font des efforts de travail, des efforts d’innovation, des efforts
d’épargne en sont punis par l’obligation d’en remettre une proportion
considérable aux organismes publics. Le système des prélèvements obligatoires
se révèle aujourd’hui, en France, la cause majeure du chômage. La plupart
des cotisations sociales et des impôts constituent en réalité une taxe
prélevée sur l’acte d’échange - par exemple entre un salarié et son employeur
- alors que c’est cet acte d’échange qui est à l’origine de la création
de richesses.
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