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LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT FONT LA COURSE EN TÊTE
Royaumes de la désinformation économique :
les pays en voie de développement. La cause est entendue : ils sont ruinés
par la mondialisation et les écarts avec les pays riches ne cessent de s’accroître.
Les libéraux ne sont pas écoutés quand
ils soutiennent le point de vue contraire, et pourtant les faits sont là, et les
évidences statistiques sont criantes. C’en est au point que la CNUCED (Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement), qui ne passe pas pour
un think tank libéral (pas plus que le FMI ou l’OMC) vient de déposer un rapport
sans nuances : depuis le début des années 70 jamais la situation économique
n’a été aussi favorable dans les pays en développement. C’est justement la mondialisation
qui a permis cette croissance sans précédent et qui sort peu à peu des peuples
entiers de la misère. Comme nous ne cessons de le répéter et suivant l’analyse
scientifique rigoureuse, c’est la liberté économique qui assure le développement.
Jamais la conjoncture
n’a été aussi favorable aux PVD Le rapport annuel de la CNUCED n’a pas eu beaucoup d’échos dans la presse française, en dehors d’une excellente analyse dans Les Echos et d’une présentation fort peu objective dans Le Monde. On y trouve pourtant des informations très intéressantes. L’article des Echos résume fort bien le rapport : « Jamais, depuis le début des années 1970, la conjoncture n’a été aussi favorable aux pays en voie de développement (PVD) ».
Mieux encore, car il ne faut pas juger
sur une seule année, entre 2003 et 2007, le produit intérieur brut des pays qu’il
faut appeler maintenant émergents a progressé de 30% contre 10% seulement pour
les pays les plus riches (le G7). Ce n’est donc pas, contrairement à ce qu’on
dit, quelque chose de limité à la Chine et à l’Inde, mais bien un phénomène qui
touche tous les continents, même si l’Asie se développe plus vite que l’Afrique
ou l’Amérique latine. Le rôle du commerce mondial Pendant des
années on nous a rebattu les oreilles avec « la dégradation des termes
de l’échange ». Les pays exportateurs de matières premières se feraient
piller par les pays riches. Aujourd’hui on constate d’abord que le prix
des matières premières a fait des bonds considérables, ensuite que les
pays « pauvres » exportent bien d’autres produits que des « matières
premières ». En réalité, on observe un redressement
spectaculaire de la balance commerciale de ces pays, ce qui est au moins
le signe d’une amélioration de compétitivité. En moyenne, leur balance
commerciale est désormais équilibrée ; les comptes courants sont
en excédent, alors qu’ils étaient fortement déficitaires il y a dix ans.
Plus intéressant encore, le poids global des pays en développement dans
le commerce mondial est passé de 29% en 1996 à 37% aujourd’hui ;
en valeur, leurs exportations ont doublé en huit ans et celles du G7 n’ont
augmenté que de moins de 50% : c’est bien le commerce international
qui tire la croissance de ces pays. Quant aux investissements dans ces
pays, ils ne cessent de progresser. Ces pays investissent même dans les
pays occidentaux et donc ne manquent pas d’épargne. Il est vrai que la CNUCED met un bémol
à ces nouvelles. Si une récession devait se produire dans les pays riches, cela
se répercuterait sans doute sur les pays en développement, ce qui amène Le Monde
à titrer « Les pays pauvres sont exposés à un retournement de la conjoncture »
et qui permet à ce journal de ne pas titrer sur les bonnes nouvelles. Mais ce
n’est pas une découverte; tout pays est exposé à un retournement de la conjoncture,
surtout dans une économie mondialisée où les pays sont liés les uns aux autres.
Mais la mondialisation a l’avantage d’amortir aussi et de rendre moins importants
les retournements de conjoncture, les échanges internationaux soutenant la croissance.
De plus, les échanges entre pays émergents se développent de plus en plus, créant
une authentique globalisation. Seules les institutions
de la liberté permettent le progrès économique Évidemment, les bonnes âmes soutiennent
que le prix à payer serait un accroissement scandaleux des inégalités.
De quelles inégalités ? S’agit-il de l’écart pays développés et pays
émergents ? La croissance est deux ou trois fois plus rapide chez
ces derniers : les écarts donc se resserrent (en termes de revenu
par tête ils sont passés depuis 1980 de 1 à 23 à 1 à 18). S’agit-il des
écarts de revenus à l’intérieur des pays considérés ? Il est certain
que les classes moyennes et aisées se développent encore plus vite, le
progrès se diffusant peu à peu à tous les groupes sociaux. Le rattrapage
est progressif mais réel. Comment expliquer cette croissance
sans précédent ? La réponse est double : il y a d’abord le rôle
des échanges internationaux : le commerce, fait de services réciproques,
est la meilleure forme d’aide au développement : c’est un système
gagnant/gagnant. C’est la mondialisation et donc la multiplication des
échanges qui booste la croissance. Il y a ensuite les conditions internes : les seuls pays qui sont à la traîne sont les pays les plus étatistes (à commencer par les pays marxistes) et les pays en guerre : comme le montrent les indices de liberté, le développement est affaire d’institutions (plus la liberté économique est grande, plus la croissance est rapide) et nécessite un état de droit (sans stabilité politique et juridique, il n’y a pas de droits de propriété et de contrats efficaces). Comme toujours, c’est la liberté et ce sont les institutions de la liberté qui permettent le progrès économique.
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