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Encore et toujours La crise ? Quelle crise ? Le premier record de Dès octobre 2009, la production
industrielle s'est accélérée vivement, passant à un taux extraordinaire
de 16,1% en rythme annuel. Et encore, la plupart des experts pensent que,
pour diverses raisons, le gouvernement sous-estime la croissance et ils
trouvent que les estimations pour 2010 sont trop basses. Le PIB lui-même
serait plutôt autour des 10% : pas mal pour une économie « en crise ».
On raconte partout que les Chinois en profitent peu, tout allant à l'exportation.
Mais c'est de plus en plus faux et la demande intérieure se porte de mieux
en mieux. C'est la demande privée qui progresse et les Chinois consomment
de plus en plus : il suffit de se rendre sur place pour l'observer dans
tous les domaines. Et l'investissement immobilier progresse également
très vite. Certes, il y a des risques d'inflation et les Chinois recommencent
à surveiller le crédit et l'évolution de la création monétaire, car les
risques de « bulle » financière et immobilière existent. Il
est vrai que le crédit avait cru jusqu'à 30% par an ! Les entreprises chinoises
se portent bien et elles sont plus riches qu'avant la crise. Le profit
des entreprises industrielles était de 314 milliards de dollars en 2007,
354 en 2008 et il atteignait déjà 379 milliards pour les onze premiers
mois de 2009. Où est la crise ? La chute des profits en début d'année
est non seulement effacée, mais elle a fait place à une hausse de 8%.
Dans un secteur comme l'immobilier, les investissements progressent à
un rythme compris entre 30 et 40% ! Et le PIB de Pourtant l'élément le plus
novateur, qui n'a pas été assez souligné selon nous, concerne les exportations
; certes, il y a longtemps qu'elles progressent rapidement et on parle
encore d'une hausse de 10 à 15% l'an prochain. Dire que Mais voilà l'élément majeur
: Notons que si le deuxième
exportateur mondial est l'Allemagne, le troisième les Etats-Unis, le quatrième
le Japon, Une nouvelle zone de libre-échange Depuis longtemps, Les 10% restants seront peu
à peu concernés. Cela confortera encore la place de Tout cela va encore faire
progresser les réserves de changes chinoises, et grossir les fonds souverains,
qui permettent aux Chinois de racheter de nombreuses entreprises en Occident,
actuellement peu chères, en dépit de la hausse récente de la bourse. Ce
sont ainsi de nouvelles marques prestigieuses européennes ou américaines
qui vont devenir à capitaux chinois. Mais pour l'instant, ce jeu est plutôt
gagnant/gagnant : les pays occidentaux bénéficient des produits chinois
à bon marché et peuvent investir massivement dans le vaste continent chinois.
Et les Américains - et d'autres - sont bien contents de trouver les capitaux
chinois pour financer leurs déficits publics. Restent des interrogations économiques et politiques N'y aurait-il donc aucune inquiétude à avoir et aucune critique à formuler ? En réalité, certains problèmes demeurent. Le plus délicat sur le plan technique concerne la monnaie chinoise. Si elle était convertible et si elle flottait librement sur les marchés, elle ne cesserait de s'apprécier, en raison des excédents extérieurs. Mais les Chinois maintiennent la fiction d'une monnaie faible, rattachée au dollar lui-même assez faible. La meilleure défense étant l'attaque, les Chinois accusent le dollar et sa suprématie. Mais la réalité est autre : la faiblesse artificielle de la monnaie chinoise ne correspond pas aux réalités économiques et fausse une partie du jeu. Il faudra bien un jour s'attaquer à cette question, car elle contribue au désordre monétaire mondial, les faux prix étant toujours néfastes. Ensuite, Mais la question fondamentale
reste celle des libertés. L'exécution d'un citoyen anglais, accusé de
trafic de drogue, a marqué l'Occident. Mais plus généralement, Certes, libertés politiques
et économiques ne coïncident pas toujours exactement dans le temps ; mais
il y a toujours une dynamique et il est rare qu'on accepte longtemps de
choisir ses produits ou la liberté de la publicité sans avoir envie de
choisir ses hommes politiques ou de retrouver la liberté d'expression.
Ce sera une des grandes questions des années à venir. Ou la politique
l'emportera, le parti unique se crispera, et le dynamisme économique finira
par être atteint ; ou les libertés économiques l'emporteront et l'ensemble
des libertés publiques suivra. Alors, comme le disait déjà Napoléon, Jean-Yves Naudet
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