La révolution morale du capitalisme*
Michael Novak °

Le socialisme a échoué par erreur fondamentale sur la nature de l'homme. A l'inverse, le capitalisme est en harmonie avec la capacité de l'homme à créer, en particulier parce qu'il est fondé sur le propriété privée.
Dans son fonctionnement concret, le capitalisme n'a cessé de s'améliorer, et de faire une place croissante aux vertus morales. Cette tendance est cependant contrariée par l'Etat Providence, notamment dans ses prétentions à éduquer les jeunes et à aider les pauvres. L'éducation d'Etat a fait régressé la morale individuelle, et l'aide aux pauvres les a finalement empêché de s'en sortir. Dans les pays pauvres, de l'Est et du Sud, il y aurait plus que jamais besoin d'un vrai capitalisme. : ce serait a seule façon d'amorcer un développement rapide. Propriété et travail, valeurs de base du capitalisme, sont les seuls moyens de supprimer la pauvreté.


* Le titre de l'article paru dans le Journal des Economistes et des Etudes Humaines (Volume II, n°4) est "La transformation de la révolution capitaliste/démocratique".

° Michael NOVAK, précédemment professeur à Harvard, ancien ambassadeur des Etats Unis, occupe la chaire d'Economie à l'American Enterprise Institute (Washington).