Vers une Europe de sociétés libres
Gérard Radntzky

Europe capitaliste ou Europe socialiste : le choix est philosophique.
Si l’Europe veut répéter au XXème siècle le miracle qui a permis le développement de l’Occident, elle doit choisir la philosophie du capitalisme.
Le miracle européen, du XIIème au XIXème siècle, s’explique par la diversité des solutions institutionnelles et la concurrence entre Etats. Donc il ne faut pas un Etat européen centralisé, mais une mise en concurrence des Etats de l’Europe.
La philosophie socialiste est construtiviste. Elle prétend qu’une élite éclairée peut donner à la société une organisation scientifique. Ce faisant elle se trompe sur la nature de l’homme, sur le rôle de la science et la dimension de l’éthique.
En dépit de la déroute du socialisme intégral, les socialistes effectuent un repli stratégique sur les positions de l’économie sociale de marché : ce concept n’a pas plus de sens que la quadrature du cercle mais il a un succès politique en flattant les droits acquis, les bureaucraties et en préservant le pouvoir des nomenklaturas. C’est cette économie sociale de marché que Jacques Delors essaie d’instaurer en Europe.
Une constitution européenne libérale devrait garantir les droits individuels, mettre les Etats en concurrence et déduire au minimum le pouvoir confédéral.
Elargir l’espace du marché, c’est réduire la politisation de la société et éviter les abus de la démocratie.
Approfondir et diffuser les idées de la liberté peut changer le comportement des Européens face au socialisme rampant.