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Bastiat
et la reforme de l’Etat |
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Nous nous trouvons
au début d’un nouveau siècle, avec bientôt pour les Français de nouvelles
élections où nous aurons à dessiner les formes d’une Nouvelle France,
aux couleurs de la modernité. Tenter d’appréhender ce nouveau siècle,
cette nouvelle France, cette modernité au travers du prisme de Bastiat
est une bonne idée. Bastiat n’a-t-il pas en effet tout vu, tout prévu
? Toutes les turpitudes possibles des politiques, il les a imaginées...
Nous les avons faites. Lorsque j’ai édité
ce petit livre, Ce qu’on voit, ce
qu’on ne voit pas, c’était dans un but pratique[1]. Il était en premier
lieu destiné à des collègues de gouvernement car la politique, c’est l’art
de ce qu’on voit : une usine qui ferme, une subvention, un ruban, une
photo. Formidable, n’est-ce pas, d’être sur la photo dans un pareil moment
de grande solidarité publique. Ce que l’on ne voit pas en revanche,
ce sont les emplois qu’aurait généré l’argent prélevé si cet argent était
demeuré aux mains des citoyens. Tel est en effet
le processus courant de dépense de l’argent des contribuables. Au cœur
de ce cheminement, certes une bureaucratie intelligente, clairvoyante,
bien formée, mais dont les résultats demeurent toutefois fondamentalement
inférieurs à ceux qu’aurait produit le libre choix conjugué des citoyens. Laissez-moi vous
conter une histoire, vraie. Tous les grands ministres entourent le Premier
ministre. Sont de même présents le directeur du Trésor public, le gouverneur
de la Banque de France. Une question émerge : Comment fabriquer des emplois
en compliquant la réglementation ? Et bien je vous assure que les plus hauts représentants de l’Etat ont
suggéré de supprimer les codes barres dans les supermarchés, dans le but
d’augmenter le volume de l’emploi des caissières. Cet exemple illustre
à merveille ce prétendu Etat-intellectuel qui gouverne les intérêts des
Français. Parlons maintenant
d’un autre moment qui m’a inquiété tout autant que le précédent. Me voici
en présence du gratin de la nouvelle intelligence française, depuis les
alliés de José Bové et d’Attac, de Sud et du Monde diplomatique jusqu’aux héritiers de Tocqueville et Raymond Aron.
Tous réunis pour combattre la mondialisation... Sincèrement, je vous le
dis, Bastiat nous manque, jour après jour, pour dénoncer cet extraordinaire
concert d’imbécillité et l’extraordinaire cortège de servilité des hommes
politiques devant lesdites imbécillités. Bastiat, dans un
de ses célèbres sophismes avait
imaginé ce qu’il avait appelé un corps d’enrayeur, déjà chargé
d’enrayer le bon fonctionnement de l’économie dans le but de multiplier
les emplois... L’Ecole nationale d’Anrayage, comme cela m’est soufflé...
Cette idée porte un nom de nos jours, la taxe Tobin, bien que Tobin en
désavoue désormais la pertinence pratique. La taxe Tobin, c’est le grain
de sable en charge d’enrayer les marchés financiers. L’idée que l’on
puisse enrayer le marché financier, pour le bonheur de l’humanité, me
paraît être révélatrice de cette inintelligence française qui s’exporte
somme toute de plus en plus, comme on a pu le constater à Gênes ou ailleurs
; idée qui donne en effet une nouvelle jeunesse aux castristes, maoïstes,
trotskistes, bref à tout mouvement en panne d’utopie. Tobin voulait enrayer,
dans les années 1970, les méchants
mouvements de capitaux. Mais il me semble que si, pour accroître la liquidité
d’un marché, pour diminuer les risques sur une monnaie, le même dollar
change des centaines ou des milliers de fois de mains, c’est un avantage
car les risques sur le marché des biens et services s’en trouvent diminués.
Le marché international des changes garantit toutes les monnaies, même
les plus exotiques. Alors la taxe Tobin, pourquoi ? Empêcher les mouvements
de spéculation ? Mais la spéculation sur une monnaie ne se fait que lorsque
les marchés réagissent à une mauvaise politique économique. Dès lors les
marchés financiers rendent service aux citoyens en sanctionnant les mauvais
dirigeants. C’est pourquoi il
me semble que l’idée de la mise en œuvre de la taxe Tobin ne s’identifie
à rien d’autre qu’à une stratégie politique visant à réduire le pouvoir
acquis par les marchés financiers ces deux dernières décennies. Il s’agit
d’une véritable pensée politique animiste
: les marchés engendreraient de bons et de méchants mouvements de capitaux,
comme il y avait de bons et de méchants Dieux pour les Anciens. Dès lors
il conviendrait de rendre justice à ceux que les marchés financiers spolient,
à savoir les pauvres gens. Et Tobin
des Bois viendrait secourir les bons pauvres, exploités par les méchants
riches spéculateurs. Prendre de l’argent aux riches pour le redistribuer
aux pauvres. Sympathique mesure. Médiatique mesure ! Electorale décision... Mais, comme le dit
le proverbe breton, « si vous mettez un impôt sur les vaches, ce
ne sont pas les vaches qui paient les impôts. » Et si vous mettez
un impôt sur l’argent, en réalité vous le mettez sur les pauvres gens
car, comment sera payé l’impôt ? Par l’entremise des taux de crédit à
la consommation, donc des paniers de consommation. |
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En outre, si l’on
développe davantage le raisonnement, l’on s’aperçoit aisément que dresser
un péage sur l’utilisation des monnaies, c’est inciter les spéculateurs
à utiliser moins de monnaies et à concentrer les mouvements sur quelques
places financières, au détriment des pays les plus pauvres, de ce qui
ont le plus besoin de crédits. Voilà ce que l’on ne voit pas ! Ou ce que
l’on ne veut pas voir du côté du corps des enrayeurs. Pourtant, à l’université
d’été d’Attac, il y avait cent vingt-six députés... Par ailleurs, tous
les candidats à l’élection présidentielle ont déjà dit qu’ils étaient
favorables à l’instauration de la taxe Tobin. Exception française d’un
aveuglement unanime ? Je le crois ! Cette époque me rappelle la fatale
époque de complaisance de l’élite française à l’égard du communisme. Certes,
tous les dirigeants occidentaux se rendaient à Moscou, mais les gouvernants
français étaient les seuls à se recueillir devant le mausolée de Lénine.
Dès lors nous sortons d’un strict cadre diplomatique et entrons dans celui
de l’hommage rendu à une pensée totalitaire. Les mêmes dirigeants,
aujourd’hui, par démagogie, par lâcheté, par ignorance, saluent la violence
exercée au quotidien par J. Bové et Attac. C’est pourquoi, en fidèle de
Bastiat, je m’insurge et propose d’offrir aux Français un autre choix.
Pas un troisième, ni un deuxième choix, mais le bon choix, le premier
choix libéral. Car
il va bien falloir se décider à refermer la parenthèse d’un XXe siècle
qui a voué son âme et accordé une confiance absolue en des Etats absolus.
Etats qui pourtant ont conduit à des guerres mondiales, à des exterminations
idéologiques, à des régimes totalitaires. Le XXe siècle n’a pas été celui
des libéraux. Le nouveau monde qui s’annonce renvoie à la redécouverte
nécessaire d’une confiance, dans l’homme, dans sa liberté et dans une
société à taille humaine. L’on pressent aujourd’hui
que la page des démocraties et idéologies de masse va être tournée, tout
comme celle des consommations et productions de masse. La promesse d’un
retour vers des valeurs humaines point à l’horizon. Les libéraux n’ont
pourtant jamais cessé d’exprimer ces valeurs fondées sur la liberté et
la dignité des hommes. 2002 doit donc être
l’occasion d’offrir un beau bouquet de liberté aux Français. Liberté d’agir,
liberté de choisir, liberté de réussir, de disposer plus largement du
fruit de son travail et de son épargne, liberté d’entreprendre. Dès lors
le chômage ne pourra que retrouver son niveau naturel. Bastiat ne nous
a-t-il pas enseigné que le travail était illimité ? Que le plein-emploi
serait au rendez-vous de la liberté ? Mais s’il n’y a pas de limites,
en revanche il y a des obstacles. Il convient par conséquent d’éliminer
ces obstacles. Le plein-emploi,
ce n’est pas seulement un chiffre, c’est surtout donner à chacun sa chance.
Pour résoudre le dilemme des cités, au cœur desquelles se trouve bien
évidemment le chômage je ne vois qu’une solution : une bonne école, un
bon emploi. Corollaire : le chômage ne serait plus un problème. L’intégration
par le travail plutôt que la désintégration par l’enfermement dans l’assistance
et la dépendance sociale. Le plein-emploi
fera en outre reculer la précarité contrairement à ce que nos opposants
allèguent : le rapport des forces sur le marché du travail se trouvant
inversé, le nivellement des salaires ne pourra effectivement que se faire
par le haut. Alors, le SMIC à
mille euros ? Erreur de perception. La logique du SMIC est de maintenir
les salaires à leur niveau le plus bas. En effet, les salaires au SMIC
deviennent la référence. Ce sont par contraste les hauts salaires qui
font le plein emploi. Si vous taxez les hauts salaires, vous confisquez
la part du revenu patronal qui aurait pu être dirigée vers la création
d’emplois. Si celui qui travaille de nos jours dans la nouvelle économie,
celui donc qui tire le plus de valeur ajoutée de son emploi est libre
de déverser cette valeur ajoutée vers des services - l’artisan, le commerçant,
le restaurateur, etc. - il crée nécessairement des emplois. Donc le plein emploi
? Oui, mais par l’intermédiaire de la pleine utilisation des talents et
des énergies, par la suppression des obstacles fiscaux et l’ouverture
à la concurrence, par la multiplication des entrepreneurs. Ce processus
est le plus social qui soit. Il requiert l’institution et la protection
de la liberté économique, dont Bastiat a admirablement exposé la logique. Davantage encore
: la liberté de créer doit être universelle. Elle doit s’épanouir dans
les domaines culturels et pédagogiques, mais aussi sociaux. Une illustration
classique de cette absence de liberté en France se reflète dans l’obligation
pour les parents de mettre leur enfant dans une école et pas dans une
autre, selon la logique de la carte scolaire. Où est la logique de l’intégration
? Où est le social ? Le social, n’est-ce pas avant tout donner sa chance
à chacun, dès lors qu’il prend des initiatives, qu’il fait des efforts
? C’est pourquoi la
liberté de choisir, lato sensu,
doit devenir le leitmotiv de la société française du XXe siècle. Sans
cette liberté, l’on perçoit bien qu’aucun des problèmes contemporains
de société ne pourra être résolu. Et je vous propose d’aller plus loin
ensemble relativement à l’exemple précité : offrir la liberté de créer
une autre école car l’un ne peut pas aller sans l’autre. La liberté de
choix d’une école présuppose en effet une offre diversifiée, qui ne soit
donc plus un monopole d’Etat. Pourquoi ? Pour essayer de faire mieux que
le service public de l’éducation nationale... La concurrence est
le seul processus que nous connaissons qui nivelle par le bas les prix.
Dès lors, rien n’est plus social que la concurrence. Le choix parmi des
offres concurrentes ne doit pas se limiter aux produits de consommation
courante. Il doit pouvoir être élargi par exemple au choix d’une école
pour mes enfants, au choix d’un service de santé, de retraite. Seule la
concurrence permet de tirer le meilleur parti des ressources disponibles,
du talent et des énergies. A propos des énergies,
rappelez-vous simplement qu’il est interdit en France de créer des lignes
de transport routier pour les personnes sans une autorisation administrative
préalable. Le véritable monopole de la SNCF, c’est cette interdiction
d’user librement des énergies disponibles, usage qui pourtant conduirait
à une réduction des coûts du transport. C’est ce qu’on ne voit pas. L’absurde
réalité du XXe siècle a dépassé la vision de l’absurde envisagée par Bastiat. Il faudrait aussi
pouvoir travailler quand on le veut. Un jeune français par exemple est
confronté tous les jours à cette interdiction de travailler, circonscrit
par le cadre législatif. Le jeune qui cherche à arrondir ses fins de mois,
ou tout simplement à se constituer de l’argent de poche hebdomadaire,
ne le peut pas autrement qu’en trafiquant, en rapinant. Pourtant, n’y-a-t-il
pas de nombreux Français qui souhaiteraient faire leurs commissions le
dimanche ? Je pense que si, justement. Mais alors, nous voyons émerger
une adéquation entre la demande des consommateurs et l’offre de travail.
Il ne reste plus à l’entrepreneur qu’à organiser son entreprise, de façon
à ouvrir le dimanche. Mais il ne le peut pas. Il est interdit de travailler
le dimanche, donc de faire ses courses le dimanche. |
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En France, il est
impossible de travailler comme on le veut, où on le veut, quand on le
veut. Il n’y a pas de liberté du travail. Comme d’ailleurs il n’y a pas
de véritable liberté de disposer du fruit de son travail. Pourtant ce
sont les hommes qui prennent des risques qui créent la prospérité d’une
nation. C’est pourquoi une réduction drastique des impôts sur le revenu
et le patrimoine doit être envisagée. La réforme fiscale est au cœur d’une
quête d’une société libre qui n’est point soumise aux contraintes du choix
de l’Etat. Le choix de l’Etat, c’est d’empêcher les ascendants de transmettre
à leurs enfants le patrimoine de leur choix. Car l’Etat s’est arrogé le
droit de spolier littéralement les individus du fruit de leurs labeurs
respectifs. En outre, ce que
l’on nomme le problème des ghettos possède une explication rationnelle.
Personne ne pouvant léguer son patrimoine sans que la moitié se dirige
dans les caisses de l’Etat, personne ne veut plus, et souvent ne peut
plus, acquérir un bien immobilier. Et l’Etat est venu au secours de ces
pauvres dépourvus de patrimoine. Comment ? En bâtissant des tours immobilières
présumées loger décemment les pauvres gens. Mais aucun des pauvres ne
peut plus dans ces conditions avoir accès à la propriété. Car le propriétaire
des appartements incrustés dans ses tours, ce sont des offices. Soyons
dès lors clairs : l’aide ne va pas aux pauvres mais à des intermédiaires
de l’Etat. Ces ghettos n’ont
jamais satisfait les exigences d’un principe pourtant commun à tous les
idéalistes, de gauche comme de droite : que chacun ait sa chance. Et le
libéralisme est certainement le système intellectuel qui brise le plus
les obstacles dressés par les privilèges, les positions acquises. Un libéral
s’oppose naturellement aux castes. Pour re-construire
une France qui donne à chacun sa chance, il faut offrir aux Français un
bouquet de liberté. Ce bouquet se traduit
concrètement par une réduction de la taille de l’Etat, la découverte d’institutions
favorables à la liberté, l’allégement du nombre des ministères, par le
fait de briser la complexité législative et réglementaire en broyant la
machine à fabriquer des lois opportunistes, présumées à tort capables
de réguler au cas par cas les problèmes de société. Prenons l’exemple
récent des rave parties, tous les politiques se sont
saisis de l’affaire de la même manière : Faisons une loi ! Voilà un comportement
exceptionnellement français,
qui croit en les vertus d’une législation quotidienne. Et pourtant les
problèmes persistent. C’est pourquoi il est temps de changer de cap. Pour
ce faire, il convient au préalable de s’interroger sur le sens du mot
« loi ». Qu’est-ce que la loi ? Ce n’est pas réguler dans les
moindres détails la semaine de travail de trente-cinq heures, depuis le
décompte du temps de préparation jusqu’au minutage de la pause casse-croûte. Derechef, Bastiat
vient à notre secours. La loi exprime ce qu’il est juste ou non de faire.
C’est tout. Elle n’a pas à s’immiscer dans le quotidien d’un ménage, dans
le quotidien d’une entreprise. Ce quotidien n’est pas du domaine de la
sphère politique, mais de la sphère civile. Et j’en viens à ce qui couronne
le tout : mon projet d’offrir aux Français un bouquet de liberté ne peut
qu’avoir pour corollaire la substitution progressive de l’ordre civil
à l’ordre politique. Tout doit être fait dans les dix prochaines années
pour revitaliser la société civile. Le principe de subsidiarité
enseigne que la société civile est capable de faire, dans presque tous
les domaines, mieux que l’Etat. Il s’applique aux écoles, aux universités,
à la vie culturelle, à la santé, aux oeuvres sociales, etc. La société
civile n’est pas moins solidaire que la société politique. Au contraire
! Elle est plus attentive, plus humaine, plus proche car elle considère
l’homme, la personne humaine et non un matricule, un numéro. La société civile
constitue un corpus de valeur qui s’auto-suffit, parce qu’il s’auto-alimente
qui abandonne donc à l’Etat les missions régaliennes. Il est faux de prétendre
qu’un libéral réduit tout à la logique de l’économique. La valeur d’un
enfant pour une mère n’a pas de prix. De même, la politique ne règle pas
tout. Et entre l’économique et le politique, il existe de vastes champs
qui gravitent autour de la société civile et en forment la contexture.
La société civile sécrète ses propres valeurs. Comment ? Par des institutions
qui forment progressivement la responsabilité de chacun, dont la base
demeure la famille et qui font parallèlement appel à l’entreprise, l’école,
l’association, bref à l’ensemble des organisations qui forment le ciment
de la société civile. Et il n’y a pas de société de liberté sans responsabilité. Et il n’y pas de
responsabilité sans règles de juste conduite qui sanctionnent les individus
qui en ont transgressé le contenu. Hélas !, en France, les institutions
judiciaires ne possèdent pas les moyens de faire respecter le droit. La
comparaison des chiffres est probante : en dix ans, le nombre de délinquants
a été multiplié par 2,5 ; le nombre de condamnations, de place dans les
prisons et dans les foyers de jeunes délinquants est demeuré identique.
Conclusion : il est deux fois et demie moins risqué d’être délinquant
aujourd’hui qu’il y a dix ans. La société de liberté
requiert donc de même, et surtout, que la justice soit une réalité, pour
que la tranquillité des citoyens soit restaurée. Au-delà de cette analyse
quantitative, il convient toutefois de procéder à une analyse qualitative.
L’ordre social doit dans cette perspective être perçu par les citoyens
comme respectable, sinon il est contesté. Et la violence est une forme
de révolte contre ce qui est perçu par contraste comme un désordre social
qui prend sa source dans le sentiment que la loi n’est pas la même pour
tous. Pour parvenir à
ce résultat, chacun doit avoir confiance en l’autre. La première des choses
à faire s’identifie à la transparence des gouvernants. On ne peut en effet
pas simultanément vouloir la tolérance zéro pour la petite délinquance
et légitimer une tolérance pour les crimes et délits commis par les gouvernants.
L’exemplarité des chefs est la condition sine
qua non de la société de confiance. Telle est ma façon
d’envisager ce que j’ai nommé la Nouvelle France, et dont Jospin me dispute
la priorité. Mais si Jospin parle d’une Nouvelle France, pour ma part
j’ai voulu, devant vous ici présents, lui donner un contenu. Et derrière
ce contenu, je l’espère, une espérance. |
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* Intervention d'Alain Madelin, Président de Démocratie
Libérale, à l'occasion de la XXIV° Université
d'Eté de la Nouvelle Economie. [1]Bastiat, "Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas",
Choix de sophismes et de pamphlets économiques, Paris, Romillat, 1993. |
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