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La
trente cinquième heure* |
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Ces jours-ci sur Canal Plus
est diffusé Est-Ouest, un film que certains taxeront d'anti-communisme
primaire, simplement parce qu'il dit la vérité sur l'écrasement physique
et moral que le régime stalinien a organisé sur les êtres humains qui
avaient le malheur de vivre sur le territoire soviétique. Je dédie ces pensées à Madame
AUBRY, dont on nous dit qu'elle quitte sa rude tâche ces jours-ci, et
dont un futuriste anglais nous prédit qu'elle sera notre Président de
la République dans moins de vingt ans. Tout ce qu'a fait cette femme
au pouvoir a ces relents d'arbitraire, d'injustice et de mort que j'évoquais
à l'instant, et à quoi l'on reconnaît qu'une société est en train de
pourrir. Le moindre de ses méfaits
a été les trente cinq heures. Dans sa version d'origine, c'était déjà
une excellente façon de ruiner les entreprises françaises, mais la philosophie
et la méthode valaient plus que les dispositions de la loi. La philosophie
était celle de la police économique. L'Etat se charge de contrôler les
conditions dans lesquelles les entreprises embauchent, organisent le
travail et le rythme du travail. La méthode est celle du décret, ou
des oukases : les trente cinq heures seront organisés suivant la volonté
du ministre, et non sur la base des négociations entre les partenaires
concernés ; c'est la négation du contrat, fut-il collectif, pour établir
le règne du diktat, incontrôlé, bien qu'anti-constitutionnel, contraire
à toute liberté publique et privée. Comme l'a souligné sans
complaisance Edmond MAIRE dans son interview à Libération (commentée
sur notre site libres.org la semaine dernière) Martine AUBRY nous a
ramenés à une gauche jacobine, étatiste, considérant le patronat comme
un ennemi de classe, le profit comme un fléau social, le contrat comme
une exploitation, le capitalisme comme le démon. Nous voilà revenus
au Programme Commun de la gauche, aux heures les plus sombres de la
communisation française. Comme elle va se sentir à l'aise aux côtés
des communistes staliniens dont elle a besoin pour être élue à Lille
! Comme elle manie avec aisance cette langue de bois marxiste qui avait
cours dans les commissariats et les camps de l'URSS. Elle aura remis
la France à l'heure vingt cinquième. Mais il y a pire encore.
Je ne cesserai de protester contre la loi qu'elle est en train de faire
voter non seulement sur l'IVG (nom séant de l'avortement), mais aussi
sur le rôle de la famille dans les IVG qui concernent les mineures.
L'avortement du troisième mois (que l'on appelle habilement avortement
de la 12° semaine) est une atteinte inimaginable à la vie d'un être
humain complètement formé. A cette période, comme l'enseigne la science
médicale, l'être humain n'est plus un embryon, un être humain potentiel,
mais un foetus, c'est à dire un être humain réel. J'admets difficilement
la distinction entre le potentiel et le réel, puisque le développement
de la vie est un processus continu dès la fécondation, L'un des prétextes n'est-il
pas la peur des parents pour les mères mineures ? Qu'à cela ne tienne
: on s'arrangera pour ne pas en parler aux parents, on requerra l'aide
d'un "adulte référant", quelque bonne âme qui accepte d'être
complice et d'entourer des soins nécessaires la mineure interruptrice.
Ici, Martine AUBRY n'interrompt pas seulement la vie, mais la famille.aussi.
Comme dans le régime soviétique, comme chez Hitler, elle sépare les
enfants des parents pour les actes les plus importants de leur vie à
leur âge. C'est le discours sur l'émancipation, sur l'affranchissement,
c'est l'Etat prenant possession de la jeunesse.. Depuis Lénine, Staline,
Hitler ou Ceusescu, on sait que les enfants sont la propriété de l'Etat,
et que les parents ne sont que des nourriciers subsidiaires. Ainsi, chez ce ministre
hors du commun, toutes les déviances, toutes les dégradations, toutes
les déraisons trouvent un écho favorable. Dans ces conditions j'espère
fortement : - que les mesures qu'elle
a fait prendre soient rapportées dans les plus brefs délais, et le moins
que l'opposition puisse promettre est d'annuler toutes les lois Aubry,
sans exception, - que cette dame ne parvienne
jamais aux plus hautes fonctions de l'Etat, et que le prophète qui la
voit à l'Elysée se trompe, - que les gens du Nord mettent
un coup d'arrêt à la carrière liberticide et infanticide de Martine
AUBRY. Que vienne le plus tôt possible sa dernière heure politique.
* Edito de la Nouvelle Lettre n°641 du 14 octobre 2000
rédigé par Jacques Garello. |
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