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HAUSSE RECORD DE LA CONFIANCE AUX ETATS-UNIS : A QUAND LA REPRISE ? La confiance des consommateurs américains a littéralement bondi au mois
de mars. L’indice du Conference Board ressort à 110,2 contre 95 en février.
Il affiche ainsi son plus haut niveau depuis sept mois, autrement dit
depuis les attentats du 11 septembre. Dans un pays où la consommation
est restée le principal moteur de la croissance, l’optimisme des ménages
semble écarter la menace d’une rechute de l’économie, soutenue jusqu’ici
par les baisses d’impôts engagés par George W. BUSH. Cette amélioration
est un signe positif pour l’économie américaine et laisse espérer un redressement
rapide de l’activité… La confiance des consommateurs américains
est, depuis quelques semaines, sur une tendance ascendante. En faisant
un bond de 15,2 points, du jamais vu en 11 ans, cet indice a atteint désormais
son plus haut niveau depuis août 2001. En effet, les ménages américains
n’ont pas de doute sur la reprise. La confiance revient progressivement.
Celle-ci est soutenue par une nette amélioration des perspectives sur
le marché de l’emploi, encouragée par la baisse du nombre des licenciements
économiques, la reprise de l’activité industrielle et le rebond des marchés
financiers. A ce sujet, pour William Mc Donough, le président de la banque de Reserve fédérale de
New York, « la reprise économique est là et gagne de la vigueur ». Le redressement de la confiance
est frappant. Il n’a jamais été aussi rapide depuis vingt cinq ans pour
les conditions économiques actuelles. Ce nouveau boom de la confiance
se traduit par une consommation des ménages accrue et donc une croissance
économique plus forte dans les mois à venir. En effet, l’économie américaine
a terminé l’année 2001 sur une note plus vigoureuse que prévu, surmontant
plutôt bien les effets des attentats du 11 septembre. Le produit intérieur
brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 1,7% en rythme annuel au 4ème
trimestre 2001, a annoncé jeudi le département du Commerce, qui a revu
en hausse sa précédente estimation qui faisait état d’une augmentation
de 1,4%. Actuellement, le taux de croissance
potentielle de l’économie américaine est estimé à 3,5 %. Les économistes
américains prévoient, d’une manière générale, un fort rebond de la croissance
au premier trimestre à cause de l’effet mécanique lié à la reconstitution
des stocks. Ainsi, selon Merrill Lynch, la croissance pourrait atteindre
5 à 6 % ce trimestre. Un autre signe positif de la
reprise de l’économie américaine réside dans l’augmentation des commandes
de biens durables. Selon les chiffres de département américain du commerce,
les commandes de biens durables, pour le troisième mois consécutif, ont
progressé de 1,5 % au mois de février, après + 1,3 % en janvier. Il s’agit
d’une progression notable. Une telle hausse dépasse les attentes des analystes
qui prévoyaient une augmentation de 1%. Cette augmentation vient en partie
des commandes de biens durables d’un bond de 41 % des commandes d’avions
commerciaux. Face à ces perspectives encourageantes
outre atlantique, les indicateurs en France sont beaucoup moins optimistes.
En effet, à une semaine d’intervalle, la publication de la Note de Conjoncture de l’INSEE fait état
d’une chute du moral des Français. A l’inverse des consommateurs américains,
les Français devraient baisser leur consommation dans les mois à venir.
Cette baisse du moral des Français est due à leur manque de confiance
dans le gouvernement actuel et dans les perspectives post-électorales.
Il s’agit d’une anticipation sur l’évolution de leur revenu futur. Leur
pessimisme sur l’évolution de l’emploi fait qu’ils prévoient une baisse
de leur « revenu permanent ». L’anticipation de la baisse future
des revenus engendre une hausse de l’épargne. Les chiffres du chômage
encore en augmentation sont publiés aujourd’hui même et donnent raison
aux pessimistes. Contrairement aux Etats-Unis où
le niveau de consommation décolle progressivement, la France plonge dans
la stagnation. Cela nous amène à nous interroger sur la source de cette
différence profonde. A priori, nous pouvons dire que le gouvernement américain
a su donner confiance à ses citoyens, tandis que le gouvernement français
n’a jamais été convaincant. Certes, pendant que le gouvernement américain
mène ses politiques selon les principes de la liberté et en particulier
de la baisse des impôts, le gouvernement français cherche autre chose.
Mais quoi donc ? Poser la question, c’est expliquer le pessimisme
des Français. Mots clés : Consommation,
Croissance,
Epargne,
Revenu permanent. Dossiers : Croissance,
Etats-Unis. |