CLIMAT DES AFFAIRES : LA FRANCE 31EME…


Ce n’est sûrement pas aussi important que les indices de liberté, mais le rapport annuel de la Banque mondiale sur les systèmes réglementaires nationaux donne une bonne image de ce qu’elle appelle « le climat des affaires » (rapport Doing Business). Il s’agit essentiellement de mesurer les réglementations administratives nationales et de voir si elles sont plus ou moins favorables aux entreprises. Certes, ce n’est pas le seul facteur qui importe en économie, mais c’est un facteur important, représentatif du degré d’interventionnisme et de bureaucratie.

On trouve en numéro 1 Singapour, en 2 la Nouvelle-Zélande, en 3 les Etats-Unis, en 4 Hongkong, puis le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, l’Australie, etc. Notons que la Géorgie est 15°, ce qui confirme son libéralisme et explique plus encore la haine de Moscou à son égard. La France est à une bien médiocre 31° place. 

Quelques exemples valent mieux qu’un long discours :

Pour créer une entreprise, une procédure unique en Nouvelle-Zélande, 5 en France, 15 en Grèce. Pour obtenir un permis de construire pour un local professionnel, 34 jours en Corée, 137 en France, 327 au Portugal. Coût d’un licenciement : zéro au Danemark, 32 semaines de salaires en France en moyenne. Pour enregistrer une entreprise, deux jours en Suède, 113 en France. Pour payer les impôts, un entrepreneur y consacre 59 heures par an au Luxembourg, 132 heures en France, 334 heures en Italie ; pour  fermer une entreprise, 0,4 an en Irlande, 1,9 année en France. Quelques autres  critères vont dans le même sens, comme le respect des contrats ou la protection des investisseurs.

 

Ces résultats se passent de commentaire. Même la Banque Mondiale a remarqué qu’un chef d’entreprise dans la mondialisation ne veut surtout pas être entravé par des lourdeurs administratives. Remarquable découverte ; mieux vaut tard que jamais. Et la Banque mondiale se réjouit même qu’un nombre croissant de pays s’engagent dans des réformes réglementaires pour faciliter la vie des entreprises. Pour formuler de telles remarques de bon sens, on voit bien que la Banque mondiale n’a plus Joseph STIGLITZ comme vice-président ! La Banque a même recensé 239 réformes en un an dans 137 pays, contre 200 l’an dernier. Même 28 pays africains ont adopté 58 réformes allant dans le bon sens : une première.

Commentaire de divers organismes français concernés : une contestation des critères retenus. On aurait pu espérer un peu plus de lucidité. Manifestement, les autorités françaises n’ont toujours ni rien compris, ni rien appris.

Le 19 septembre 2008 

 
 
   

 

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