| CE QU'IL FAUT FAIRE | ||||||||||||
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Voici les points, extraits du « guide »,
qui permettront de juger de la qualité des candidats et de leurs programmes. Ils
leur seront soumis dans les jours qui suivent. Voyez le site www.guideducandidat.org. CHOMAGE Comme le
prouvent l’analyse économique et les succès obtenus dans ce domaine par tous les
pays, le chômage disparaît à trois conditions : donner aux entrepreneurs
l’envie et les moyens de développer leurs affaires, accepter la flexibilité des
conditions de travail, inciter les personnes à acquérir une meilleure qualification,
source de sécurité de l’emploi et de pouvoir d’achat accru. La qualification permet
la flexibilité et la compétitivité avec les étrangers. 1.
Mettre fin à la progressivité de l’impôt sur
le revenu en réduisant le taux marginal d’imposition. Aujourd’hui la réussite
économique est pénalisée : malheur à ceux qui essaient de gagner plus d’argent. 2. Supprimer l’impôt sur les sociétés. Impôt supprimé dans de nombreux pays concurrents, car il diminue l’autonomie financière des entreprises. L’impôt est payé par des personnes, pas par des entités. 3.
Exonération fiscale pour l’épargne investie
dans la création d’entreprises, et déduction fiscale des pertes éventuelles pour
les épargnants. C’est le principe des « gazelles » : permettre
à une épargne « de voisinage » de s’investir sans risque dans une entreprise
à croissance rapide. 4.
Alléger, avant de la supprimer, la fiscalité
sur l’épargne (impôt sur la dépense). Aujourd’hui l’épargne est déjà taxée
sur le revenu qui l’a constituée, puis sur le revenu de son placement, puis sur
les plus-values des placements, puis sur sa transmission. 5.
Bloquer toute augmentation du SMIC, creuser
rapidement un écart entre SMIC et salaire moyen. Le SMIC dissuade les travailleurs
d’acquérir une qualification plus élevée (la différence de salaire ne justifie
pas des efforts ni des responsabilités supplémentaires), il rend le travail qualifié
comparativement moins coûteux et pénalise donc les Smicards ! 6.
Créer le Contrat Libre Embauche : salaires,
durée du contrat et conditions de travail librement convenus entre employeur et
salarié. Les effets du Contrat Nouvelle Embauche ont été tels que la formule doit être généralisée. L’entrepreneur
embauche plus quand il peut voir le salarié à l’œuvre et ne craint pas d’avoir
à le licencier en cas de difficulté. 7.
Mettre fin à la durée légale du travail, supprimer
les 35 heures. Laissons les gens travailler en paix, ceux qui désirent gagner
plus doivent pouvoir travailler plus. 8.
Permettre à des jeunes d’entrer en apprentissage
ou en formation alternée au lieu de leur imposer une scolarité obligatoire dans
le cadre du collège unique. Des milliers de jeunes perdent leur temps dans
des études qui ne les intéressent pas. Il serait meilleur pour eux de pouvoir
mettre le pied à l’étrier pour acquérir une qualification plus poussée. FISCALITE La fiscalité
pénalise la croissance, crée du chômage et diminue le pouvoir d’achat des Français. Elle est
une atteinte à la propriété et à la créativité. Mais diminuer les impôts, c’est
réduire les dépenses publiques dont le poids est la rançon d’un secteur public
pléthorique et incontrôlé. La dette publique pénalise les générations futures.
Seul un redémarrage puissant de la croissance peut l’alléger, et la réduction
des impôts est un stimulateur de croissance. 1.
Mettre fin à la progressivité de l’impôt sur
le revenu, diminuer le nombre des tranches et abaisser les taux, jusqu’à parvenir
à un « impôt plat » (flat tax). La flat tax donne au prélèvement
transparence et simplicité. Elle est parfaitement neutre entre toutes les activités
et tous les contribuables. Elle met fin aux exemptions et aux pénalités actuelles. 3. Réduire les dépenses publiques en diminuant le nombre des fonctionnaires. Le nombre des fonctionnaires peut diminuer pour des raisons démographiques (ne pas remplacer ceux qui partent à la retraite, et ils sont nombreux), ou institutionnelles (privatiser). 4.
Mettre fin aux gaspillages des entreprises
publiques. Elles coûtent en subventions, elles coûtent surtout en privilèges
au détriment du reste de la population. La privatisation permet d’améliorer la
qualité des services « publics ». 5.
Donner aux finances locales une véritable autonomie,
et mettre communes et régions en situation de concurrence fiscale. L’Etat est
le premier contribuable des communes et impose ses choix. Les dépenses locales
sont à la fois incontrôlées et inadaptées. Quand un conseil local a une
politique déraisonnable, les contribuables devraient pouvoir « voter avec
leurs pieds ». 6.
Renforcer le contrôle parlementaire sur les
dépenses, créer des commissions d’enquête dotées de véritables pouvoirs. Aujourd’hui
le budget n’est pas sérieusement étudié par les parlementaires, qui n’ont pas
le droit de se saisir des dossiers qui irritent les citoyens. La responsabilité
des ministres devant les parlementaires doit être mise en jeu. 7. Pour ne pas alourdir encore la dette publique, interdire constitutionnellement la présentation et l’exécution d’un budget de l’Etat en déficit. La démagogie et les mesures de circonstance trouveront vite leurs limites financières. 8.
Pour alléger la dette, diminuer les impôts
et les dépenses publiques simultanément. Il ne s’agit pas d’équilibrer le budget
en augmentant des impôts, mais en diminuant les dépenses. La baisse des impôts
ne met pas le budget en péril parce qu’elle génère de la croissance, donc des
recettes fiscales nouvelles susceptibles d’alléger la dette. PROTECTION
SOCIALE La Sécurité Sociale est sur le point d’exploser. Les efforts faits pour la « sauver » ont toujours consisté à augmenter les cotisations et à diminuer les prestations. C’est inquiétant pour la santé, mais plus encore pour les retraites, à cause du déséquilibre entre population active et population retraitée. D’autre part le poids croissant des charges sociales ruine la compétitivité de notre économie et crée du chômage. La vraie réforme consiste à passer de la répartition à la capitalisation. Seule l’idéologie bloque ce passage. 1. Instauration du salaire complet. Les salariés doivent prendre conscience de ce que leur coûte leur système de protection sociale et percevoir la totalité de la valeur de leur travail, au lieu de ne toucher qu’un « net » qui lui est très inférieur. Ils souscrivent ensuite une assurance-maladie, chômage, retraite. 2.
Fin du monopole de la Sécurité Sociale pour
l’assurance maladie et les retraites. Libres
de choisir, les assujettis deviennent des consommateurs, et peuvent s’adresser
à des mutuelles, associations ou entreprises privées. Le transfert des « droits
acquis » auprès de la Sécurité Sociale se fait sur une longue période. 3.
Restaurer une véritable médecine libérale,
et rendre équitable la concurrence entre hospitalisations publique et privée.
Le contrat entre praticien et patient repose sur la confiance mutuelle, la
liberté des honoraires est possible pour tous les médecins, libre au patient
de choisir la couverture de l’assurance qu’il choisit. 4.
Assortir la liberté d’assurance-maladie de systèmes
de franchises et de chèques-santés. Les assurés peuvent prendre à leur charge
des accidents de santé mineurs. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de se couvrir
suffisamment, la solidarité nationale ou locale y pourvoit en remettant des chèques-santé :
nul n’est exclu du système. 5.
Passage de la répartition à la capitalisation.
La répartition fait de la Sécurité Sociale un simple tiroir caisse : l’argent
des cotisations ressort immédiatement pour payer les prestations et les retraites.
Ce système est condamné par le déséquilibre démographique. La répartition permet
de capitaliser les primes d’assurance versées, de les faire
fructifier et de verser les indemnités et pensions grâce aux fruits de la capitalisation.
Mais il faut environ quinze ans pour éponger le reliquat de la répartition et
se trouver en pleine capitalisation ; raison de plus pour commencer tout
de suite. 6.
Liberté du choix de l’âge de sa retraite :
elle a un effet financier en permettant
d’accroître la population active et d’élargir la base des primes, elle a un effet
psychologique en permettant à ceux qui le désirent de poursuivre une activité
plus longtemps et de constituer une épargne de précaution (capitalisée). ENSEIGNEMENT Le Mammouth
bureaucratique, centralisé, syndicalisé, débouche sur la violence et l’ignorance.
Ce ne sont pas les budgets qui manquent, c’est l’émulation et la responsabilité.
Concurrence et privatisation, à l’initiative des familles, améliorent la qualité de l’instruction et de
l’éducation. La concurrence s’impose inéluctablement entre universités autonomes
dans leurs diplômes, leur recherche et leur pédagogie. 1.
Libre choix par les familles de l’établissement
auquel elles confient leurs enfants, suppression totale de la carte scolaire.
Mise en responsabilité des familles, qui s’intéresseront de plus près au contenu
et à la tenue des enseignements. Mise en concurrence des établissements entre
eux. 2.
Liberté d’extension ou de création des établissements
privés et publics. Les établissements capables de mieux répondre aux exigences
des familles doivent pouvoir se développer sans contrainte autre que les conditions
d’hygiène et de sécurité. Les établissements publics qui le souhaitent obtiennent
davantage d’autonomie. 3. Répartition des fonds publics en fonction des effectifs, ou système de chèques-éducation. Les établissements
les plus fréquentés, publics ou privés, sans discrimination, doivent recevoir
une plus grande part des fonds publics alimentés par l’impôt. Un autre système
consiste à rompre avec la gratuité de l’enseignement, à supprimer le budget de
l’Education Nationale et à distribuer aux familles nécessiteuses des chèques-éducation. 4.
Variété des formations et des pédagogies proposées
aux élèves : fin du collège unique. Le monolithisme des programmes (dans
le secondaire en particulier) contraste avec la diversité des talents, des vocations
et des emplois. 5.
Fin des diplômes d’Etat (monopole de la collation
des grades), libre sélection des étudiants et libre montant des inscriptions (assortis
de bourses et crédits d’études). Il suffit ici de s’aligner sur les autres
pays développés. Bourses et crédits (bancaires, caritatifs, universitaires) stimulent
des études de qualité. REFORME DE
L’ETAT Réformer
l’Etat ce n’est pas réorganiser son pouvoir, ou modifier la constitution, c’est
diminuer l’Etat, et limiter l’emprise de ceux qui se sont appropriés le pouvoir
et en tirent avantages et privilèges. Le principe de subsidiarité commande que
la société politique n’intervienne qu’en cas de défaillance de la société civile,
et qu’au sein de la société politique, l’Etat ne soit que l’ultime recours quand
les pouvoirs locaux n’ont pu régler les problèmes. 1.
Interdiction pour les fonctionnaires de postuler
à un mandat électoral. Il faut démissionner de la fonction publique pour se
présenter à des élections. 3.
Suppression des statuts de la fonction publique,
embauche des nouveaux fonctionnaires par contrat de droit privé. Fonction publique
d’Etat, des collectivités locales, du personnel hospitalier : réseaux de
privilèges, d’impunités, d’absentéisme, paralysant les administrés et les entreprises. 4.
Redéfinition des services publics, continuité
des services publics. Les services publics ont pour mission de produire des
biens publics. Ne sont biens publics ni l’enseignement, ni l’énergie, ni les transports.
Certains biens publics comme la police ou la justice peuvent être assurés sans
recourir exclusivement à l’Etat. Quand les services demeurent « publics »,
leur continuité doit être garantie, la grève est interdite à leur personnel. 5.
Redéfinir les domaines respectifs de la loi
et du règlement, mettre fin au « déclin du droit » pour restaurer l’état
de droit. Les textes mal rédigés, contradictoires, éphémères, arbitraires s’accumulent.
Ils sont plus souvent posés par l’administration que par le Parlement. Ils détruisent
l’égalité des citoyens devant la loi, et ignorent les droits individuels. 6.
Consécration et respect des droits individuels.
La Constitution française est muette sur le sujet des droits individuels :
droit à la vie, à la liberté, à la propriété. Beaucoup de lois et règlements leur
sont contraires. A l’inverse les « droits sociaux » se multiplient,
alors même qu’ils détruisent les droits individuels : droit à l’emploi, droit
à la connaissance, droit à l’environnement, etc., et plus récemment droit au logement. EUROPE Dans les
mois prochains il faut s’attendre à une volonté de relance de la « construction
européenne », Français et Allemands s’y emploieront par priorité. Les illusions
d’une Europe politique ne résisteront pas longtemps aux réalités de la mondialisation
ni aux diversités culturelles d’une Europe élargie. L’harmonisation planifiée
est une vaine entreprise, c’est la concurrence entre Etats qui libèrera les Européens
de l’étouffement de leurs Etats nationaux. 1. Rejet d’une constitution européenne, limitation des pouvoirs du parlement et de la commission. L’organisation d’une Union Politique à 27 n’est ni possible ni souhaitable. Le Parlement européen est déjà incontrôlé et incontrôlable, il ne faut pas accroître ses pouvoirs. Cela vaudrait aux Européens un supplément de réglementation et de fiscalité. 2.
Ouverture complète à la concurrence pour toutes
les activités économiques. Reprendre la circulaire Bolkestein est indispensable,
car seule la concurrence permet le meilleur service du consommateur européen et
la fin des bureaucraties nationales qui masquent un protectionnisme délétère. 3.
Principe de la concurrence fiscale et de la
liberté du travail. Le danger de « dumping fiscal » ou de « dumping
social » n’existe que pour ceux qui refusent la concurrence et veulent mettre
l’Europe à l’heure de la France. Ah, si tous les pays d’Europe avaient leur CGT,
leur ISF et leur Sécu, combien la France serait-elle plus tranquille ! 4.
Une culture européenne fondée sur les valeurs
de civilisation. L’Europe de l’esprit et du cœur est bien préférable à celle
des politiciens et des eurocrates. Elle puise dans ses racines chrétiennes son
respect de la dignité des personnes et de la liberté des actes. Depuis la chute
du mur, l’Europe « respire avec ses deux poumons » et les Européens
peuvent se retrouver autour de leurs valeurs de civilisation. 5.
Communauté diplomatique inspirée par le respect
universel des droits individuels. Si l’Europe a un témoignage à donner et un
rôle à jouer sur la scène diplomatique ce n’est pas pour entrer dans le jeu de
la géopolitique mais pour affirmer en commun sa volonté de défendre les droits
individuels contre les régimes dictatoriaux du monde entier, et de pratiquer « l’ingérence
humanitaire ».
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