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ASSEMBLEE
GENERALE DE L’ALEPS : DU TRAVAIL EN PERSPECTIVE ! Passé, présent, futur. Pour notre Association l’année qui vient de se passer aura été somme toute satisfaisante, le travail aura été bien fait. En revanche le présent et le futur immédiat ne sont guère encourageants, de sorte que c’est dans le futur lointain qu’il faut maintenant se projeter. Telle était la trame de cette Assemblée Générale du 10 avril, qui a réuni un public certes clairsemé (les vacances scolaires vident Paris de ses habitants, de sorte que moins d’une centaine d’adhérents étaient dans l’amphithéâtre du GIM) mais très motivé et participatif. Notre trésorier Georges LANE a présenté son rapport financier, et les comptes de l’exercice ont été approuvés : les moyens sont hélas toujours maigres compte tenu de la tâche à accomplir. En 2006 l’ALEPS a maintenu en les développant ses organes de communication : la revue « Liberté Economique et Progrès Social » dirigée magistralement par Jacqueline BALESTIER, la Nouvelle Lettre, avec près d’une centaine d’abonnés en plus, et le site www.libres.org qui reçoit actuellement plus de 3.500 visites par jour. Les manifestations principales auront été : le débat (en partenariat avec Contribuables Associés) sur les finances locales autour de l’ouvrage de Gérard BRAMOULLE (« Finances et Libertés Locales »), le débat (en partenariat avec l’IREF) sur la concurrence fiscale en Europe, la XIX° Université d’Eté sur le thème : « Le futur de l’Europe, harmonisation ou concurrence ? » rehaussée par la présence du Président de la République tchèque Vaclav KLAUS, et enfin et non le moindre le quarantième anniversaire de notre Association, le 12 décembre dernier, au cours duquel a été présenté le Guide du Candidat. Hélas, la situation présente de la cause libérale en France n’est pas très reluisante. Sans doute, comme nous le relaterons dans notre prochaine lettre, notre production intellectuelle est-elle toujours abondante et de qualité, comme en atteste l’embarras du choix auquel a été confronté le jury du Livre Libéral présidé par Pascal SALIN. C’est Alain LAURENT qui a été couronné, et l’on a entendu de très belles présentations des œuvres sélectionnées. Mais ces rayons de soleil ont du mal à percer les sombres nuages électoraux. Jacques GARELLO a fait connaître le résultat d’un travail d’analyse des programmes des candidats, et il n’y a pas de quoi se réjouir. Le débat qui a suivi a permis de confirmer que dans la salle peu nombreux étaient ceux qui se préparent à voter dans la joie. Voilà pourquoi le Conseil d’Administration de l’ALEPS, conscient d’avoir fait son travail d’information des électeurs, s’est bien gardé de donner quelque conseil de vote aux adhérents (qui se garderont bien de voter pour les marxistes trotskystes ou staliniens). C’est donc dans une perspective plus lointaine qu’il faut penser l’action de l’ALEPS. Cette action sera menée suivant les deux axes de la stratégie arrêtée depuis quelques années : regroupement de la famille libérale, insertion dans le réseau européen et mondial du libéralisme. Le « regroupement familial » a pleinement réussi, comme en attestent les nombreuses initiatives prises en commun avec Contribuables Associés, l’IFRAP, l’IREF, Euro 92, Liberté Chérie, Turgot, et au premier rang desquelles figure le Guide du Candidat. L’ALEPS prétend jouer un rôle de catalyseur, et n’aspire à aucun rôle dominant : les libéraux ne sont pas centralisateurs mais fédéraux. Le réseau européen fonctionne à plein, notamment à travers l’IREF (dont le directeur des recherches est Pierre GARELLO), l’Institute for Economic Studies Europe (fidèle partenaire de l’ALEPS depuis des années, notamment pour l’action dans le monde universitaire), et la Société du Mont Pèlerin (naguère présidée par Pascal Salin et dont tous les membres français sont administrateurs de l’ALEPS). La mission à
accomplir est bien simple : continuer, au cœur de la société civile, à améliorer
la connaissance économique des Français, en s’appuyant en particulier sur les
chefs d’entreprises désireux de s’engager pour la liberté économique (à l’image
d’Axel ARNOUX), et faire pression sur la société politique pour qu’elle accepte
la nécessaire rupture avec l’Etat Providence qui ruine le pays, notamment à travers
un secteur public et des dépenses publiques démesurés, une Sécurité Sociale et
une Education Nationale qui sèment l’irresponsabilité et récoltent la faillite
et la violence. La vigilance s’impose aussi à l’encontre des projets de relance
constitutionnelle de l’Europe, car les libéraux ne veulent ni du souverainisme
ni du dirigisme. C’est du travail en perspective, la moisson est abondante, mais
les moissonneurs sont encore peu nombreux.
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