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Il
arrive qu’ils ne se ressemblent pas. J’avais été surpris du choix qui s’était
porté l’an dernier sur Mohammad YUNUS, l’inventeur du micro-crédit.
Pensez : un homme qui prête de l’argent et fait payer un taux d’intérêt élevé
aux pauvres, un homme qui croit au talent entrepreneurial
de millions de personnes de condition modeste, un homme qui pense que le développement
économique va de bas en haut, et non de haut en bas, suggérant que les gouvernements
font plus de mal que de bien à leur peuple. Bref, un ultra-libéral de la pire
espèce. Avec Al Gore et le GIEC
tout rentre dans l’ordre, la pensée unique et le politiquement correct prennent
une revanche éclatante. L’unanimité
s’est faite en France : de Noël Mamère à Jean Louis
Borloo, de Nicolas Hulot à Nathalie Kosciusko-Morizet,
sur toutes les ondes radiophoniques, sur tous les écrans de télévision, l’harmonie
a été symphonique, l’éloge dithyrambique. Al
Gore et les Verts auraient-il besoin du soutien d’un modeste économiste libéral ?
J’ai stupidement mis en doute
les thèses que l’on dit aujourd’hui scientifiques sur le réchauffement de la planète,
la crise de l’énergie, le pillage des ressources naturelles, thèses qui débouchent
sur le néo-malthusianisme : halte à la croissance, halte à la mondialisation
capitaliste. Une croissance « qualitative » comme dit Monsieur Hulot
plutôt que « quantitative » : du Bonheur National Brut au lieu
du Produit National Brut (le club de Rome avait dit cela dès 1968). J’ai
stupidement soupçonné l’écologie politique d’être une forme nouvelle et affinée
du marxisme : la lutte des riches contre les pauvres continue, le capitalisme
jadis était cause de la misère ouvrière, aujourd’hui il détruit la planète. Je
n’avais pas compris ni le discours du précédent Président de la République Française
à Johannesburg nous prévenant qu’il y avait le feu à la maison Terre, et que notre
mère Gaïa n’était pas contente, ni le discours de notre nouveau Président à New
York appelant à un « New Deal écologique ». J’ai
donc certainement péché contre l’intelligence humaine, cette intelligence durable,
équitable, sociale et environnementale. Je tenais à m’en excuser auprès des nouveaux
Nobel, je vais voir le film d’Al Gore, et je serai sans
doute converti. Ce n’est pas
la Haute Cour de Londres qui m’en dissuadera. Ces stupides magistrats ont interdit
la diffusion du film dans les écoles britanniques au prétexte fallacieux qu’il
était émaillé d’erreurs scientifiques grossières – relevées aussi il est vrai
par quelque 70.000 scientifiques (dont Claude Allègre est le plus connu en France).
Pourquoi le GIEC n’aurait-il pas eu également le prix Nobel de physique ?
Donc, je vais désormais cesser
de colporter des mensonges comme ceux-ci : 1°
Le réchauffement n’est nullement démontré 2°
S’il existe, ce ne serait pas la première fois dans l’histoire de la terre 3°
L’origine humaine du réchauffement éventuel serait négligeable 4°
Les politiques de lutte contre les émissions de CO2 sont sans aucun poids, et
ne porteraient leurs effets que dans plusieurs centaines d’années. 5°
L’urgence de sauver la planète et de changer le système économique et social n’existe
que dans l’esprit des adversaires du système 6°
L’anti-système n’est que le collectivisme mondial, un gouvernement supprimant
toute liberté et ruinant tous les peuples. Et
je m’engage à ne pas lutter contre les impôts verts, contre les écotaxes qui seront
le produit le plus concret du Grenelle de l’environnement. Jacques
Garello Le
12 octobre 2007 |