L’HUMA FAIT DE LA PUB A L’ALEPS


Professeur Jacques Garello
Président de l’ALEPS
Association pour la liberté économique et le progrès social 

Les relations entre les ultra-staliniens et les ultra-libéraux sont en train de s’améliorer sérieusement. Alors que l’ALEPS et la pensée libérale sont victimes de la conspiration du silence, voici que le grand quotidien communiste consacre depuis ce lundi 17 décembre une série de cinq articles à notre modeste association.

Hommage du vice à la vertu ? J’aimerais le croire, mais il semblerait que l’intention  de l’Huma soit plutôt de démontrer que la pensée libérale n’existe en France que grâce au soutien de l’UIMM et de Denis Gauthier-Sauvagnac. A travers l’ALEPS si modeste c’est la puissante centrale patronale que l’on vise. Evidemment tout cela n’est globalement que médisance et désinformation, comme à l’habitude, mais de temps en temps on trouve quelques bonnes vérités, à commencer par le constat qu’aujourd’hui l’ALEPS ne reçoit pas de soutien du patronat, sinon les lettres amicales de Madame Parisot, ou encore par le triste bilan de notre équipe, qui n’a pu enrayer la marche forcée à l’étatisme, au collectivisme et à la syndicratie.  Finalement, si l’ALEPS a si peu d’importance et n’est que la courroie de transmission du grand capital, pourquoi lui consacrer cinq pages dans la semaine ?

La série des cinq articles que l’Huma publie sous le titre « Dans les petits papiers du patronat », et sous la plume de Thomas Lemahieu, commence par un très  long compte rendu de la réunion qui nous a réunis à l’occasion des 40 ans de l’ALEPS (12 décembre 2006). Il aura fallu un an à l’Huma pour se faire l’écho de cet évènement, mais il est vrai que l’affaire Gautier Sauvagnac n’est évoquée que depuis un mois. On aura bien compris que ce qui compte pour l’Huma c’est l’UIMM, et que les cinq articles sont destinés à démontrer que l’ALEPS n’existe que grâce à l’UIMM, et pour l’UIMM. D’ailleurs, dans cette série l’Huma fait très souvent référence à des faits et des personnages des années 1960, 1945, et même…1927. Dates évidemment où l’ALEPS n’existait pas (l’UIMM non plus d’ailleurs).

Mais revenons à ce compte rendu de notre réunion du 12 décembre 2006 :

« Chers amis, chers amoureux de la liberté, je suis désolée de ne pas être parmi vous ce soir. C’est mon combat, qui est aussi le vôtre, contre l’interventionnisme de l’État tout-puissant, qui m’empêche d’être avec vous aujourd’hui et de vous souhaiter un bon anniversaire. Le libéralisme n’est ni de gauche ni de droite, ma mission est de le faire comprendre au plus grand nombre. Pour cela, je sais pouvoir compter sur vous tous, sur vos idées et sur votre engagement. Je vous remercie et espère votre soutien. À une prochaine fois sûrement. » Le 12 décembre 2006, à Neuilly-sur-Seine, dans l’amphithéâtre du Groupe des industries métallurgiques (GIM), la chambre territoriale de l’UIMM en Île-de-France, qui rassemble toutes les grosses pointures du secteur, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, aurait dû participer à la célébration des quarante ans d’un groupuscule ultralibéral sur le déclin, l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS). La patronne des patrons avait donné son « accord de principe », mais hélas, trois fois hélas, au bout du compte, elle n’a pas pu venir.

Et elle n’est pas la seule : ce 12 décembre 2006 : une cinquantaine de personnes ont fait le déplacement. Précurseurs de l’anarcho-libéralisme, vieux routiers d’un anticommunisme viscéral, chrétiens à forte coloration traditionnaliste ou, pour la majorité d’entre eux, tout ça à la fois, il y a du beau linge quand même.

L’information de l’Huma est sans doute de seconde main, puisque tous les sièges de l’amphithéâtre du GIM étaient occupés, ce qui suppose que 120 personnes étaient présentes. Une assistance  moins fournie évidemment que les grands meetings du PCF !

Mais continuons la lecture, car l’Huma se livre à l’amalgame, peu importe sans doute si la ficelle est un peu grosse :

Jacques Garello, le délicat président de l’ALEPS (lire ci-dessous), côtoie Michel de Poncins, animateur des Catholiques pour les libertés économiques et chroniqueur sur une Web-radio antiavortement sur laquelle il fustige désormais « le pouvoir quasi socialiste » incarné par Nicolas Sarkozy. Passés par cette « blanchisseuse » qui, dans les années soixante-dix, a transformé, grâce aux fonds du patronat, nombre de jeunes activistes d’extrême droite en honorables militants de droite aux dents longues, Alain Madelin et Hervé - Novelli sont venus embrasser l’ex— vichyste Guy Lemonnier (alias Claude Harmel), leur « père spirituel », comme ils diront eux-mêmes, et raconter, avec émotion, à la tribune leurs « trente-cinq ans de vie avec l’ALEPS » - une sacrée histoire, en vérité, qui d’ailleurs nous occupera un peu dans le courant de la semaine. - Député UMP des Yvelines et coprésident, avec Olivier Dassault, du groupe parlementaire Génération entreprise, Jean-Michel Fourgous tente de combattre la mélancolie qui règne chez les jusqu’au-boutistes du marché : « Il y a actuellement à l’Assemblée plus de 150 députés qui professent des idées et proposent des solutions libérales. Cette force de frappe finira bien par venir à bout des corporations, des énarques et des bureaucrates. »

L’Huma rassure donc les libéraux, et c’est un bon point dont nous remercions sincèrement les rédacteurs du grand quotidien. Voici d’ailleurs de quoi nous réjouir encore : 

Dans une livraison ultérieure de la Nouvelle Lettre, baptisée de manière révélatrice par Jacques Garello de « notre bulletin de paroisse », quelques illustres fidèles de l’ALEPS se prosternent encore : « Je suis depuis quarante ans l’action de formation économique que vous menez avec tant de talent et de ténacité au service de la pensée libérale », écrit François Ceyrac, figure historique du patronat français, à l’UIMM d’abord, puis au CNPF. Patronne « dans le vent », inventeur de la décoiffante opération « J’aime ma boîte » et présidente du lobby ETHIC (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), Sophie de Menthon, madeliniste en diable à la grande époque, confesse qu’elle « pompe les idées » de l’ALEPS. « Je suis furieuse aussi parfois que ces commentaires ne soient pas repris partout dans les quotidiens nationaux », ajoute-t-elle.

Je donne acte à l’Huma pour avoir fidèlement transcrit la conclusion de mon discours : « Nous ne fêterons pas le cinquantième anniversaire de l’ALEPS, explique Jacques Garello en substance, car dans dix ans, les idées de liberté seront tellement répandues et acceptées en France que nous ne serons plus utiles… »

Je remercie l’Huma également pour conclure sa relation en ces termes :  

Pour l’heure, l’ALEPS continue de vivoter. Ultralibéraux, oui, mais sans le sou : ceux qui bénéficient, au moins, du sens de l’hospitalité des patrons parisiens de la métallurgie n’arrivent même pas, avec les quelques centaines d’abonnés à leurs publications, à « couvrir les frais d’impression et de routage ». Un an plus tard, la petite entreprise de propagande est au bord de la faillite.

J’apprécie les communistes pour leur sollicitude, mais je me pose deux questions :

1° Si l’ALEPS est au bord de la faillite, pourquoi tant d’intérêt pour une officine confidentielle ? Les communistes ont-ils plus de respect pour les instituts gavés de fonds par les ministères, les syndicats ou les corporations ? Camarades, nous sommes du même bord : tous prolétaires !

2° Si l’ALEPS est au bord de la faillite, pourquoi développer un argumentaire tendant à prouver que l’ALEPS n’a existé que comme une courroie de transmission du patronat ? 

L’Huma nous fait encore, dans ce premier numéro,  l’honneur de s’intéresser à un ouvrage qui n’est plus lu aujourd’hui que dans les écoles de cadres du PCF et de la CGT :

Dans un des nombreux ouvrages publiés par des membres de l’ALEPS (Cinq questions sur les syndicats, de Jacques Garello, Bertrand Lemennicier et Henri Lepage), on peut lire cette édifiante apologie de la « vraie démocratie » : « Les syndicats aboutissent à être les serviteurs de l’État totalitaire (…). La seule façon de sauver la démocratie n’est pas d’inventer la démocratisation de la politique, mais de réduire le champ d’action de la politique. Alors, et alors seulement, les travailleurs et les citoyens pourront librement participer à cette démocratie du quotidien que l’on appelle la concurrence et le marché, sans plus subir l’arbitraire et les illusions de l’État providence. Moins d’État, c’est plus de vraie démocratie à tous les niveaux. »

Nous nous vantons, il est vrai, d’être de « vrais démocrates », comme dit l’Huma et la citation de notre livre en apporte en effet la preuve.

Le deuxième article de l’Huma est d’une actualité brûlante, puisqu’il nous relate les infâmes manœuvres du patronat à partir de 1927, et nous fait connaître un personnage que je n’ai jamais rencontré, et pour cause : Georges Albertini, déatiste et vichyssois, qui aurait pris la tête de la croisade anti-communiste à la Libération pour le compte du patronat. Le personnage d’Albertini semble indispensable pour discréditer l’ALEPS, puisque désormais tous les articles de l’Huma feront un amalgame bienvenu : le libéralisme c’est le patronat plus Vichy, plus le nazisme. Les staliniens n’ont sans doute jamais lu HAYEK, le véritable inspirateur du libéralisme contemporain, l’auteur de la « Route de la Servitude » où il explique que nazisme et communisme sont les deux mêmes choses : le totalitarisme destructeur de la personne humaine, puisant aux sources du constructivisme et du holisme. Voici d’ailleurs ce que l’on apprend des liens entre le « patronat » français et la Société du Mont Pèlerin, fondée par HAYEK en 1947 :

Dans sa précieuse histoire du néolibéralisme en France (Néolibéralisme, version française, paru aux Éditions Demopolis), François Denord raconte, à partir d’archives souvent inédites, comment le patronat français aide matériellement, dans les années 1950, la Société du Mont-Pèlerin, un discret réseau mondial qui tente de fédérer économistes, intellectuels et entrepreneurs autour de Friedrich Hayek. Le CNPF de Georges Villiers subventionne le secrétariat du Suisse Albert Hunold, un personnage clé de cette « citadelle pour le néolibéralisme », par l’intermédiaire de Georges Morisot et de l’Association de la libre entreprise. Et, en septembre 1951, c’est aussi le patronat français qui verse la bagatelle de 2 millions de francs de l’époque (l’équivalent de 39 000 euros) pour l’organisation du quatrième congrès de la Société du Mont-Pélerin à Beauvallon, sur la Côte d’Azur. 

On revient heureusement aux choses sérieuses, c'est-à-dire à l’attaque contre l’ALEPS et ses liens avec Georges Albertini dans l’article suivant :

Mais c’est dans les années 1970 que les réseaux Albertini vont donner toute leur mesure : avec, d’un côté, des jeunes recrues comme Alain Madelin, Xavier Raufer ou encore Hervé Novelli, « formés » dans les groupuscules fascisants Occident ou, plus tard, Ordre Nouveau, et, de l’autre, les « vénérables » patrons, intellectuels et sociétaires du Mont-Pélerin fédérés, depuis 1967, dans l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS), ils lancent une série d’opérations abracadabrantesques à l’occasion des élections législatives en 1973, et de la présidentielle en 1974. Une pluie de papier-journal imprimé à l’encre antipathique s’abat sur la France : Lip la Lune, qui traîne dans la boue les horlogers autogestionnaires, Spécial banlieue, qui promène le minois d’Alain Madelin dans les villes « rouges » au-delà du périphérique, une « Lettre confidentielle des cadres supérieurs », un « spécial enseignants » de la revue Liberté économique et progrès social, et des centaines de milliers d’exemplaires d’un torchon au ton apocalyptique et anti-Mitterrand, baptisé France-Matin, qui, après un habile détournement, finiront, en partie, dans les eaux du canal Saint-Martin à Paris…

Sur la plupart de ces « journaux », les numéros de commission paritaire renvoient, parfois indirectement, à une seule adresse (199, boulevard Saint-Germain) et à la même personne : Claude Harmel, le fidèle bras droit d’Albertini, officiant tantôt pour l’Institut d’histoire sociale, l’Institut supérieur du travail (la filiale mise sur pied pour ramasser les fonds de la formation professionnelle, au début des années 1970) ou l’ALEPS. Une fois de plus, le patronat ne mégote pas sur les moyens et ne s’en cache pas : dans un courrier envoyé le 24 avril 1974, Maurice H. Fouquet, délégué général de l’Union patronale de la région parisienne, parle sans forfanterie « des actions de l’ALEPS » auxquelles « nous avons participé depuis 1970 ». Dans un document confidentiel « mis à jour en septembre 1975 », le « groupe de travail d’information politique pour la défense des libertés » de l’UIMM explique platement qu’il « n’a ni la prétention ni la maladresse de vouloir tout faire lui-même ». « Il existe déjà des centres qui élaborent du matériel d’information de bonne qualité », observent les barbouzes de la métallurgie, avant de désigner les réseaux Albertini et l’ALEPS… Merci, patrons ?

Les demi-mensonges sont-ils des demi-vérités ? Il est vrai que l’ALEPS, à laquelle j’ai adhérer en 1971, peut être fière d’avoir contribué à l’élection de VGE en 1974, considéré par nous comme plus libéral que Chaban-Delmas, et capable de réaliser une double rupture, avec la gauche marxiste et le gaullisme dirigiste. Espoir déçu comme on le sait. En 1972 je publie un « Manifeste Libéral » préfacé par Jacques RUEFF, mais l’Huma a oublié ce détail. En tout cas je réclame comme un honneur le fait d’avoir lutté contre le Programme Commun de la Gauche dès sa parution.

D’ailleurs, l’Huma, dans son troisième article, suggère que l’ALEPS va être bientôt lâchée par le patronat :

En ce mois de mars 1973, les stratèges de l’UIMM sont un brin bougons : depuis cinq ans, l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS), cornaquée avec des fonds du patronat par Claude Harmel, le fidèle second de Georges Albertini, décerne un prix du « livre libéral » et organise une « semaine de la pensée libérale », mais visiblement, aux yeux des petits propagandistes de l’UIMM, avec son ramassis de vieilles gloires du libéralisme français, comme Jacques Rueff, Maurice Allais ou encore Raymond Aron, on s’y ennuie à mourir… Et ça, ce n’est pas bon pour le commerce des idées. Dès lors, le patronat est confronté au dilemme : faut-il changer son fusil d’épaule ou empoigner la mitraillette ? La réponse est vite trouvée.

La réponse c’est l’EPIM (Entraide professionnelle des industries de la métallurgie), caisse qui permet d’indemniser les entreprises victimes de grèves sauvages. C’est d’ailleurs cette EPIM qui fait aujourd’hui l’objet de l’instruction qui concerne l’UIMM. Une fois de plus, l’Huma pratique l’amalgame entre actions patronales et pensée libérale.

Mais, divine surprise, voici que les libéraux, privés du soutien patronal, se montrent encore plus performants, et le libéralisme est la grande mode intellectuelle, en dépit de la victoire de François Mitterrand en 1981 :

Giscard et Barre en France, Thatcher en Grande-Bretagne, Reagan aux États-Unis : dans les clubs, cercles et autres think tanks, les libéraux raidissent encore leurs incantations. Instigateur d’une charte libérale ultraorthodoxe adoptée par le CNPF en 1965, Pierre de Calan, un hobereau breton qui a fini dans la mécanique, jouit du statut de précurseur à l’ALEPS.

C’est à la même époque que le CNPF fonde l’Institut de l’entreprise, avec le but de fournir des « arguments scientifiques » aux défenseurs du marché et de la concurrence. En écho aux « nouveaux philosophes », les agités de l’ALEPS (Pascal Salin, Henri Lepage, Jacques Garello, etc.) s’autoproclament mouvement des « nouveaux économistes ». Malgré tous ces efforts, Mitterrand gagne en 1981.

Voici donc que s’ouvre le dernier épisode de l’ALEPS, celui qui doit déboucher sur  « la crise mondiale du libéralisme, victime de ses contradictions internes » – dirai-je pour parodier Marx. Conclusion du quatrième article de l’Huma :

Les libéraux et leurs plus fidèles soutiens dans le patronat écourtent rapidement leur parenthèse désenchantée : dès 1984, les « nouveaux économistes », tous membres de la Société du Mont-Pélerin, organise, avec le précieux concours de François Michelin, une grande « fête » à Paris. Leur maître à penser, Friedriech Hayek, clame : « Même en France, le libéralisme classique est devenu la nouvelle pensée. » Pendant les années qui suivent, et jusqu’à la fin du siècle, nos héros consolident un courant libéral au sein de la droite française. Il s’incarne dans la mèche d’Alain Madelin. Autour de l’ex-petite main des réseaux Albertini au service de l’UIMM, on se presse à la grande époque, vers la fin des années quatre-vingt-dix : Jacques Garello et l’ALEPS au grand complet, Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC, Yvon Jacob, président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) et candidat à la présidence de l’UIMM, Dominique de Calan, numéro deux de l’UIMM, et même Laurence Parisot, une « amoureuse de la liberté ». Tous ont un rêve, mais celui-là, il va se briser.

J’apprécie la commisération de l’Huma. Il est vrai que les libéraux français souffrent aujourd’hui de la disparition du Parti Communiste. Amis staliniens, j’ai la nostalgie du temps où vous régniez en maîtres sur l’intelligentsia, et où vous aviez un quart d’électeurs pour vous. En ce temps-là la vie était plus belle, car nous avions beau jeu de montrer l’insanité et l’inhumanité de vos positions. Et il est vrai que, de Bergeron à Ceyrac, en passant par les membres français de la Société du Mont Pèlerin, une union sacrée a permis d’éviter à nos compatriotes la route de la servitude. Aujourd’hui les libéraux se battent contre un adversaire bien plus redoutable, plus subtil et plus insidieux : l’Etat Providence, avatar de l’Etat totalitaire, l’énarchie administrative et le terrorisme syndical. Je reconnais que vous n’avez plus d’autre solution que de remâcher vos défaites du passé et d’agresser ceux qui ont tout fait pour vous éliminer de la scène politique et sociale. Quant à nous, je vous rassure sur notre destin : la liberté vivra, la vérité vaincra.

 

Le 24 décembre 2007