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ROUMANIE, CHILI : DES ELECTEURS LUCIDES Certaines élections portent parfois au pouvoir des dirigeants incompétents (surtout ne pensez pas qu’il y ait la moindre allusion à la situation française), et malheureusement très souvent d’authentiques dictateurs, coupables (et parfois poursuivis) de crimes contre l’humanité. Dans ce dernier cas, les élections ne sont que mascarades, puisqu’il n’y a ni presse ni parti d’opposition. On se réjouira d’autant plus du scrutin de ce dernier week end, qui a montré que les électeurs roumains et chiliens ont eu la lucidité de barrer la route au socialisme. En Roumanie, le président sortant (2004) Traian Basescu l’a emporté d’un souffle contre son rival communiste Mircea Geoana donné pourtant gagnant à tous les sondages et fortement soutenu par les médias. Le contexte était difficile pour Basescu, avec une décroissance du PIB de 6% depuis un an, une dette et des déficits de plus en plus lourds au point de se voir refuser toute aide du FMI. Cette situation n’était pas due au président, mais au parlement bloqué par les communistes, socialistes et syndicalistes se refusant à toute réforme. Basescu a fait une campagne sur le retour à la rigueur économique et la fin des privilèges du secteur public ; en particulier, il a promis de supprimer 150.000 postes de fonctionnaires. Le vote s’analyse finalement comme une victoire de la société civile sur les partis et du libéralisme sur le communisme rémanent dans ce pays. Au Chili la surprise est
venue de la position nettement en tête (44%) de Sebastian Piñera, frère
cadet de Jose Piñera, l’instigateur de la réforme des retraites la plus
célèbre au monde (il a participé au grand colloque ALEPS/IREF/Contribuables
Associés en mai dernier à Paris). Les électeurs veulent rompre avec
la gauche au pouvoir depuis la chute de Pinochet, bien que Madame Bachelet,
présidente socialiste sortante, ait eu la sagesse de ne rien toucher
aux réformes économiques effectuées par les « Chicago boys »
dans les années 1980, qui ont valu au pays vingt ans de croissance.
L’alternance chilienne viendrait à point nommé briser les chances d’une
internationale communiste sud américaine lancée par Moralès, Chavez
et Castro. Le 23 Décembre 2009
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