OFFREZ LE JEU DE LA RATP


C’est le jeu de société à la mode. Plusieurs millions de Francilien l’ont testé au cours de la semaine. Il est passionnant, stimulant. Il consiste à donner son vrai sens à des sigles d’usage quotidien, dont nous avons fini par perdre la signification exacte. Par exemple savez vous ce qu’est l’CCAASS, ou l’UNISCA, ou la TXC ? Avez-vous reconnu la Caisse Centrale de la Sécuriré Sociale, qui en effet est en pleine casse, ou la session de l’ONU à Copenhague (United Nations involved in the success of Copenhague), ou encore la Taxe Carbonne. TXC ?

Le jeu propose, pour chaque sigle, plusieurs réponses possibles. Nous avons sélectionné ce qui concernait le sigle RATP, avec trois définitions concurrentes.

Retraites à taux plein : les salariés de la RATP prennent en moyenne leur retraite à 53 ans et demi, après 25 ans de cotisation seulement. Elle est égale au 75% du salaire moyen des six derniers mois, de sorte qu’elle se monte en moyenne à 1.968 euros par mois contre 1.240 pour l’affilié à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés (régime général). En cas de difficultés, aucune crainte pour les retraités de la RATP : leur régime est « adossé » au régime général, ce qui signifie que les déficits sont payés par vous et moi, assujettis au régime général.

Rémunérations à Temps partiel : le conducteur de rame à Berlin touche 1 640 euros brut contre 2 100 euros à Paris pour 1 527 heures travaillées contre 1 286 heures pour un agent de la RATP. Il est vrai qu’ils travaillent dans le noir, et qu’ils ne voient pas le bout du tunnel. Leurs conditions de travail sont donc pénibles, voilà pourquoi leur obligation est de 2 heures 45 par jour. Les jours de grève ne sont évidemment pas pris en compte pour ce temps de travail intermittent.

Revendications à Tout Propos : les salariés ne perdent aucun prétexte pour déclancher des mouvements dits « sociaux » qui leur permettent de prendre en otage des gens qui travaillent. Ils rejettent systématiquement les modifications d’horaires de travail qui sont à leurs yeux « inacceptables ».

Si vous voulez plus d’informations sur cette question, vous pouvez consulter le site www.irefeurope.org. L’Institut d’Etudes Economiques et Fiscales a en effet présenté un dossier édifiant.

Le 23 Décembre 2009

   
 

 

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