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L’automobile –et l’automobiliste-
sont décidément dans le collimateur des pouvoirs publics. Il y a depuis longtemps
le matraquage fiscal qui porte au plus haut le prix de l’essence, dont plus des
deux tiers vont à l’Etat (sans parler du matraquage du cartel de l’OPEP). Il y
a aussi la politique répressive sur les routes, avec le permis à points et autres
contrôles pas toujours justifiés. Et surtout, il y a le fameux bonus-malus, que
nous avons critiqué et qui ne constitue rien d’autre qu’un impôt supplémentaire
et une manipulation artificielle des prix : l’Etat fixe des prix différents
de ceux des marchés en augmentant artificiellement (malus) ou en diminuant tout
aussi artificiellement (bonus) le prix. Tout cela n’est pas
suffisant. Non content de surtaxer les grosses cylindrées « polluantes »
par le malus, payé lors de l’achat, le gouvernement vient de proposer lors du
collectif budgétaire « un malus annuel pour les grosses voitures très polluantes ».
160 euros (par an) pour les voitures émettant plus de Il s’en était suivi,
à l’époque, une levée de bouclier de la part de tous ceux qui ne partagent pas
les thèses de la secte écologiste et d’ailleurs cette taxe annuelle avait été
« oubliée » dans le projet de loi de finance. La voici qui revient par
la fenêtre par le collectif budgétaire : nouvelle victoire de Jean-Louis
Borloo, décidemment très en cour. L’écologie est en réalité un prétexte pour faire
réapparaître la fameuse vignette automobile, qui avait pourtant heureusement disparu :
un des rares impôts supprimés. En réalité, d’un certain
point de vue, cette vignette relookée est même pire, puisqu’elle est totalement
arbitraire. La précédente taxait tout le monde, avec des taux différents suivant
le nombre de chevaux. Ici, la taxation est encore plus arbitraire, puisqu’elle
ne touche que certaines voitures, selon le bon vouloir de l’Etat tout puissant.
Mais on reste ainsi
fidèle aux promesses et au texte du Grenelle de l’environnement. Il ne faut pas
désespérer les Verts, et ne pas déplaire à notre gourou national, le sympathique
Nicolas Hulot. A ce propos, vous devez savoir que l’accord passé entre « écolos »
pour constituer des listes européennes sous le patronage œcuménique de Cohn-Bendit
(faire appel au leader de mai 68, c’est déjà tout un programme) prévoit une place
pour les amis de Nicolas. Celui-ci a donc désigné un certain Jean-Paul Besset,
qui avait rédigé son pacte écologique. Ce Monsieur peu connu a passé onze ans
à
Le 3 décembre
2008
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