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VACLAV KLAUS VA-T-IL BOULEVERSER L’EUROPE EN 2009 ? Il se joue depuis des mois en coulisse un
bras de fer qui pourrait se révéler essentiel pour l’Union Européenne. Nous en
avons déjà conté certains épisodes. Tant que le traité de Lisbonne ne sera pas
adopté par tous, on restera dans le cadre des traités antérieurs, ce qui signifie
en particulier une présidence tournante pour l’Union Européenne, tous les six
mois. Ce semestre, c’est Habituellement, cela ne soulève aucun problème :
de tout petits pays succèdent aux plus grands, des présidents de droite à des
présidents de gauche, des libéraux à des socialistes : c’est le jeu admis
par tous ; à 27, c’est la diversité qui domine. Or, voilà que depuis des
mois, sous prétexte de la crise actuelle, Le fond du problème, c’est que le Président
Tchèque, Vaclav Klaus, qui passe pour un « eurosceptique », n'est en
réalité qu'un pourfendeur de la bureaucratie européenne, opposé au traité de Lisbonne,
et grand libéral membre par exemple de Certes, les Tchèques ne décideront pas seuls ;
mais que le « chef de délégation » de l’UE soit un libéral, voilà qui
est intolérable dans l’hystérie actuelle anticapitaliste. Mais Vaclav Klaus, que
les rédacteurs de cette lettre, et surtout Jacques Garello, connaissent bien,
n’est pas homme à céder sur ses convictions profondes. Certes, son gouvernement
a paru hésiter sur le traité européen, bien qu’il soit du même parti que lui.
Le premier ministre tchèque Mirek Topolanek, a paru fléchir en faveur du traité,
parlant de « mal nécessaire ». Il avait même promis à Angela Merkel
une ratification avant la fin de l’année. Mais le processus a été reporté, à la
demande du président Klaus, qui veut s’adresser à Pour l'instant, le président Klaus est passé
par l’Irlande la semaine dernière : autre pays ayant refusé le fameux traité.
Il y a rencontré le gouvernement, favorable au traité, mais aussi le leader du
non qui l’a emporté au referendum, Declan Ganley, lui-même entouré de tout un
ensemble d’eurosceptiques, Philippe de Villiers compris ! Au point que l’on
parle d’une "coalition du non". N’oublions pas, pour compliquer le schéma,
que les élections européennes auront lieu en juin, pendant la présidence tchèque,
et qu’elles sont traditionnellement assez favorables (proportionnelle aidant)
à l’expression d’un mécontentement vis-à-vis de l’Europe de Bruxelles. En outre,
la commission européenne elle-même doit être renouvelée après ces élections de
juin. Pour mettre un peu d’ambiance, Vaclav Klaus a ajouté que pendant sa présidence
de l’UE, le drapeau européen ne flotterait pas sur sa résidence, son pays « n’étant
pas une province de l’UE ». Voilà pourquoi certains, France en tète, tirent
à boulet rouges sur un homme qui n’est pas politiquement correct. Les Français
lui suggèrent même de « passer son tour ». Voilà enfin qui annonce une
année européenne 2009 passionnante. Le 26 novembre
2008
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