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| DEUX PLANÈTES POUR SAUVER L’HUMANITÉ C’est un thème qui revient périodiquement,
qui est celui de notre gaspillage de ressources rares non renouvelables, donc
de notre égoïsme, qui priverait nos enfants et petits-enfants des ressources dont
ils auraient besoin, contrairement aux bonnes règles du développement durable,
nouveau nom du politiquement correct. Cette fois-ci, c’est le Fonds mondial pour
la nature (WWF), qui fait partie de l’écologiquement correct, qui tire le signal
d’alarme. Au rythme actuel de notre consommation, en 2030 il faudrait l’équivalent
de deux planètes comme la nôtre pour répondre à toutes les demandes. En effet, on calcule une « empreinte
écologique de l’humanité », qui évalue la consommation de ressources naturelles
et qui excède déjà de 30% les capacités de régénération de la planète. En 45 ans,
la pression de l’humanité sur la planète aurait plus que doublé, à cause de la
croissance démographique et de celle de la consommation. Bref une surexploitation,
qui épuise les écosystèmes et produits trop de déchets qui s’accumulent partout.
C’est le bien être qui est menacé pour WWF, avec la pénurie d’eau, la déforestation,
le dérèglement climatique, etc. Le nombre d’espèces vivantes diminue fortement. Conclusion, il faut cesser de consommer
et cesser d’avoir autant d’enfants. Ce n’est pas la première fois qu’on nous sert
ce discours, de Malthus au Club de Rome, cette fois relooké à la sauce écolo.
Une nouvelle fois, il faut rappeler quelques vérités simples. Le discours sur la surpopulation n’a plus
aucun sens dans les pays riches, qui ne renouvellent même plus leur population
dans bien des cas ; à terme leur population diminuera. Pour les pays en développement,
la transition démographique est presque achevée et on sourit aujourd’hui aux prévisions
des années 60 qui annonçaient entre 15 et 20 milliards d’habitants ; la population
se stabilisera autour de 9 milliards ; les pays émergents ont pratiquement
atteint le seuil de renouvellement des générations. L’épuisement des ressources naturelles n’a
aucun sens. Il est vrai que certaines, comme le pétrole, sont non renouvelables ;
un jour, il n’y en aura plus. Mais on avait déjà annoncé cela du charbon au 19°
siècle, annonçant aussi la fin de la croissance industrielle, et en réalité on
l’a remplacé par le pétrole ; demain, ce sera pareil et le pétrole sera remplacé
comme source d’énergie pour nos voitures, nos avions ou nos usines par autre chose
(énergie solaire, nucléaire ou autre) de non polluant et de renouvelable. Le développement
durable cela consiste à nous priver aujourd’hui de pétrole (voyager moins, qu’en
pensent les globe-trotters de l’écologie ?) pour transmettre à nos petits-enfants
ce qu’ils considéreront demain comme une pourriture sans intérêt, sale et polluante,
le pétrole. Quant à la pollution, faut-il rappeler les
textes du 19° qui « démontraient » que Paris allait être envahi par
le crottin de cheval : c’était mathématiquement prouvé. Or la lutte contre
la pollution est devenue un marché, et un marché rentable ; elle ne cessera
donc de progresser, à commencer par les activités de recyclage. Faut-il rappeler
aussi que ce sont les pays étatisés qui polluent le plus et les pays libéraux
qui savent régler ces questions ? Mais il y a trois choses plus importantes.
La première, c’est l’importance des droits de propriété pour la gestion des biens
environnementaux, car seule la propriété met les hommes en responsabilité. Par
exemple la question de l’eau potable ne se posera plus lorsqu’on aura développé
des techniques devenues moins coûteuses par rapport au prix de l’eau – encore
faut-il que l’eau ne soit pas surconsommée parce que les gouvernants veulent la
rendre gratuite. La deuxième c’est que tous ces courants
de pensée devraient se réjouir du développement des pays émergents, qui sortent
des peuples de la misère. Mais dire à ces peuples : il n’y aura pas de place
pour vous, c’est sinistre comme du Malthus (« au grand banquet de la nature
il n’y a pas de couvert pour eux »). Cela montre que l’on n’a pas confiance
dans l’homme et sa créativité. Enfin tous ces rapports oublient que l’homme
est au centre de la nature, que la nature a été créée pour lui, pour qu’il s’en
serve, certes d’une manière ordonnée. Vouloir condamner l’homme pour sauver la
nature, c’est un contre-sens complet. La création, est faite pour l’homme. Mais
soumettre l’homme aux exigences et aux caprices de la nature, c’est une formidable
régression. Le 12 novembre
2008
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