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TRES FISCAL Les lampions de la fête altermondialiste sont éteints. Ce fut un grand moment, salué comme il se doit par toute la classe politique et médiatique : que ne ferait-on pas pour entendre plusieurs journées entières de discours anticapitaliste, antilibéral, antiaméricain, anti-libre-marché et pour mettre fin à l’insupportable climat ultra-libéral qui s’abat sur la France depuis quelques années ! Il était temps de rompre avec la pensée unique libérale… Au demeurant les orateurs, de José BOVE à Jacques NIKONOFF, en passant par les experts d’ATTAC, étaient d’une haute qualité scientifique. Tout cela valait bien 3 000 000 d’euros. Payés par qui ? Tout ce cirque a été financé par les contribuables (sauf ceux du Conseil Régional d’Ile de France, comme nous l’avions déjà signalé) ? Faisons donc un point financier rapide. 500 000 euros : tout d’abord, à tout seigneur tout honneur, on notera deux subventions de 250 000 euros chacune, accordée l’une par le premier ministre, l’autre par le ministère des affaires étrangères. Ces sommes ont été débloquées grâce au Président de la République, très sensible comme on le sait aux thèses altermondialistes, et dont le conseiller, Jérôme BONNAFONT, avait été contacté lors du forum social de Porto Alegre. Admirons cette démocratie où il suffit de contacter un conseiller présidentiel pour recevoir des subsides. Qu’en pensent les contribuables de toute la France, qui ont donc si généreusement, via Matignon, financé cette rencontre subversive ? 1 000 000 euros : ensuite, la mairie de Paris a accordé une subvention de un million d’euros tout en fournissant depuis le mois d’avril un local qui sert à la logistique du forum. Pourtant les Parisiens ont entendu M. DELANOE se plaindre de la présence au FSE de Tariq RAMADAN, dont nous avions signalé les dérapages antisémites ; mais cela n’a rien changé à la détermination du maire de Paris d’accorder cette subvention. 570 000 euros : la mairie de Paris n’est pas la seule, puisque celle de Saint-Denis, non contente de fournir 19 salles et leurs équipements, a accordé une subvention de 570 000 euros. Qu’en pensent ses habitants-contribuables ? Ils doivent être contents de payer des impôts locaux pour une si noble cause. Pour sa part, celle de Bobigny a pris en charge directement l’équipement des chapiteaux et salles mises à la disposition du forum sur sa commune. La ville d’Ivry fait de même et prend en charge l’équipement des salles mises à la disposition du FSE. 630 000 euros : ensuite le Conseil Général de Seine-Saint-Denis a accordé une subvention de 350 000 euros pour financer les chapiteaux installés au stade de France et l’infrastructure servant aux traductions. Celui du Val de Marne, ne voulant pas rester en retrait, a voté une subvention de 200 000 euros pour servir aux équipements de traduction et à la sonorisation. Plus modestement, le Conseil Général de l’Essonne s’est joint à ce bel ensemble avec une subvention de 80 000 euros. Là encore, les contribuables apprécieront que leurs impôts locaux servent enfin à une grande œuvre. 82 000 euros : mais cela ne suffisait pas. Une organisation non gouvernementale Oxfam a accordé une aide, tandis que l’agence pour la francophonie s’est crue obligée de donner 82 000 euros, destinés à l’accueil des invités du Sud, pour cette grand oeuvre francophone bien entendu. Soit un ensemble d’environ 3 000 000 d’euros (mais nous avons dû oublier en route diverses aides indirectes, mises à disposition de locaux, transports ou autres) à la charge des diverses catégories de contribuables. Qui le sait ? Quand avons-nous été consultés ? Que dire d’une société qui finance son autodestruction grâce à l’argent de ses citoyens ? Il est temps d’en venir en France à une alterdémocratie.
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