ALEPS : ESPOIR RETROUVE, COURAGE ET TALENT RECOMPENSES


En ce mardi 6 octobre au soir, l'ALEPS tenait donc son Assemblée Générale. Le Conseil d'Administration avait tenu à ce que la réunion se déroule dans la bibliothèque de Mac Mahon, au coeur de la Maison des libéraux, au milieu des ouvrages de Bastiat, Mises, Hayek, Say ou Tocqueville. C'est dans les pages de ces oeuvres parfois séculaires que s'inscrivent les principes qui nous guident vers la liberté. Naturellement il a fallu pousser les murs : l'ALEPS et ses amis font toujours recette.

La première partie de la soirée était destinée à entendre le rapport financier du trésorier Georges Lane et le rapport moral de Jacques Garello. Les comptes sont équilibrés, mais l'équilibre est fragile; un effort est nécessaire en particulier pour couvrir le coût de la Nouvelle Lettre : les adhérents sont invités à donner des adresses pour la prospection de nouveaux abonnés (on commence bien sûr par un service gratuit).

Le rapport moral de Jacques Garello est résumé dans l'éditorial de cette Lettre. Les participants ont partagé cette analyse, l'espoir est bien en train de renaître. Cela dit, il faut que des actions concrètes permettent d'améliorer les relations publiques des libéraux. Il a été fait allusion à de nouvelles campagnes sur les thèmes de la concurrence, de la législation du travail, et bien sûr de la Sécurité Sociale (depuis le salaire complet lancé par Axel Arnoux jusqu'à la transition vers la capitalisation des retraites proposée par Jacques Garello et Georges Lane). L'espoir se nourrit aussi du grand succès remporté par la XXXIème Université d'Eté, du meilleur accueil réservé à la nouvelle formule de la Lettre, et des nombreuses publications en partenariat avec Contribuables Associés et l'IREF. Plus que jamais il est nécessaire de compter sur le réseau libéral qui est déjà tissé. En dehors de l'Université d'Eté, deux manifestations récentes ont témoigné de la vitalité de l'ALEPS : la rencontre sur les retraites organisée à l'occasion de la parution du dernier tome de la trilogie consacrée aux retraites, avec la participation de Jose Piñera, ministre du travail chilien qui a pleinement réussi la réforme des retraites dans son pays, et la réception à Paris, dans les salons de l'Automobile Club du président Vaclav Klaus, dont l'ouvrage "Planète bleue en péril vert" a été traduit en français et préfacé par Jacques Garello.

La deuxième partie était consacrée à la proclamation des prix attribués par le jury présidé par Pascal Salin. Trois candidats se sont exprimés successivement Jean Philippe Feldman ("De la Constitution de la V° République à la Constitution de la Liberté"), Georges Lane ("Futur des retraites et retraites du futur"), Alain Mathieu ("Modèle anti-social français"). C'est Alain Mathieu, au demeurant président de Contribuables Associés, qui a été le lauréat de ce concours très ouvert, mais le jury a tenu à distinguer également Georges Lane avec un "prix spécial" pour l'ensemble de son oeuvre, puisqu'on sait que l'ami Georges a publié entre autres un ouvrage sur "La Sécurité Sociale et comment s'en sortir", et a réédité avec des commentaires bienvenus les "Harmonies Economiques" de Bastiat.

L'ouvrage d'Alain Mathieu a été couronné par le jury parce qu'il était à la fois original et très documenté. Chiffres et faits en mains, l'auteur a démontré que les "aides sociales" aident principalement les "travailleurs sociaux". La plupart du temps, ces aides sont autant de gaspillages, mais elles nourrissent une bureaucratie abondante ; parfois elles sont même nocives, en imposant des interventions et des règlements de diverses administrations publiques qui écartent ou étouffent les initiatives privées, qu'il s'agisse par exemple de l'aide à l'enfance ou du logement dit "social".

Dernier lauréat, mais d'une nature tout à fait particulière : Yves de Kerdriel. Les lecteurs du Figaro se régalent chaque mardi de sa chronique. Le matin même Yves de Kerdriel avait fustigé la mode qui fait du travail un bagne, une punition, conduisant le salarié au suicide, alors que le travail est un épanouissement, une joie, un service rendu. Les suicides chez France Telecom sont en-dessous du taux de suicide national : une statistique politiquement incorrecte. C'est le courage et l'intelligence de ses opinions qui valent à Yves de Kerdriel l'estime des libéraux. Le jury de l'ALEPS avait donc tenu à récompenser par un "Prix de la Chronique Economique" ce journaliste, succédant dans cette distinction à Ivan Rioufol. Dans son intervention Yves de Kerdriel a souligné qu'il aimait les libéraux parce qu'ils sont heureux et confiants, et notre pays a besoin d'espoir. Son dernier prix remontait à la classe de Cours Moyen ; que de chemin parcouru depuis !

Le pot de l'amitié devait couronner cette rencontre : libéraux réellement en forme !

Le 14 Octobre 2009

   
 

 

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