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| XXXIème
UNIVERSITE D’ETE DE Mardi
25 août après-midi Ceux qui condamnent le marché au
nom de la moralité ne se rendent pas compte que, dans bien des domaines, le marché
a été entravé, faussé, par les interventions publiques. Ce que l’on appelle parfois
« immoralité » n’est que l’effort naturel pour revenir aux lois du marché.
C’est ce qui se produit en matière fiscale. Bertrand Lemennicier considère le
contribuable et l’Etat comme un couple indissoluble ; le contribuable ne
peut pas demander le divorce. L’évasion fiscale est le moyen de retrouver la liberté :
qu’est-ce qui est le plus immoral ? Priver les gens de la liberté ou chercher
à la retrouver ? Jean Philippe Feldman fait la même constatation en ce qui
concerne les pénuries alimentaires (il consacre son prochain ouvrage à la faim
dans le monde). Qu’est-ce qui est le plus immoral ? Ne pas assurer les revenus
d’agriculteurs qui bénéficient largement des aides publiques, ou condamner les
consommateurs et les producteurs de produits alimentaires à mourir de faim dans
les pays pauvres parce que les pays riches ont faussé le marché mondial, alors
même qu’il devrait y avoir largement de quoi nourrir toute la planète ? Les
smicards malades de la Sécu Aujourd’hui
quand on s’interroge sur les déficits actuels et futurs de Vers
un retour à la monnaie et à la banque libres ? On a incriminé l’immoralité des banquiers et des financiers à l’occasion de la crise. En fait, comme le rappelle Antoine Gentier, il faut surtout mettre en accusation l’Etat américain et la politique de la FED. Mais les banques centrales et la monnaie officielle jouissent d’une très bonne réputation, alors qu’elles spolient les épargnants. Fort heureusement, dans ce domaine, les progrès techniques et la révolution informatique ouvrent de nouvelles perspectives. On échappe aux spoliations immorales et aux erreurs des monnaies officielles en émettant des monnaies privées, qui circulent essentiellement sur internet. Il n’est plus besoin de recourir à des intermédiations financières publiques : la confiance est mieux assurée dans ce système que dans celui de la monnaie officielle. Les monnaies privées peuvent être elles-mêmes en concurrence, et à la limite elles n’ont pas besoin de se référer à une unité de compte imposée par l’Etat. Le
danger d’une émission inconsidérée de monnaie est écarté par la responsabilité
de banquiers opérant sur leurs propres fonds propres (alors qu’aujourd’hui nous
sommes trompés par la fiction du « prêteur en dernier ressort »). La
mondialisation contre la misère : le cas de l’Inde A
trop vouloir instruire le dossier du capitalisme immoral dans les pays développés,
on en oublie ce que le marché et le libre-échange ont été capables de faire ces
dernières années. Le cas de l’Inde est particulièrement significatif, même par
rapport à En
Inde, la mondialisation a déclanché une vague de création de micro-entreprises,
financées par le système bancaire traditionnel ou à travers les micro-crédits
(Yunius). Il y a eu parallèlement implantation d’entreprises étrangères, attirées
par le faible niveau des impôts et des salaires. Certains appellent cela du dumping
fiscal ou du dumping social, mais en quelques années les entreprises indiennes
ont su prendre leur place dans le marché mondial. Ce succès né de la mondialisation
contraste avec l’appauvrissement incessant que l’Inde avait connu avec la planification
des gouvernements socialistes, qui a fait perdre cinquante ans de développement.
C’est une forme supérieure de moralité que de permettre à des dizaines de millions
de personnes de sortir de la misère, d’envoyer leurs enfants à l’école, d’améliorer
leur santé et leurs connaissances. Le 7 Octobre 2009
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