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Nos
amis de l’Institut CONSTANT de REBECQUE, de Lausanne en Suisse, (« Institut
indépendant de réflexion libérale ») viennent de sortir une excellente étude
consacrée au « mythe du service public » (www.institutconstant.ch).
En une trentaine de pages, ils font le tour de la question, en partant « de
l’abus de la notion de service public », pour présenter « des services
à libéraliser », avant de terminer sur « restaurer le libre choix du
consommateur ». Nous ne pouvons mieux faire, pour présenter leur étude, que
de publier le résumé fourni par l’Institut CONSTANT. -
« Le « service public » sert de slogan pratique à bon nombre de
politiciens, alors qu’en réalité les services publics consistent en des monopoles
étatiques qui servent surtout à maintenir des privilèges pour certains, au détriment
de la grande majorité des consommateurs ». -
« Les définitions habituelles du « service public » sont peu convaincantes.
Le plus souvent, le « service public » est défini par le fait qu’il
serait censé servir « l’intérêt général », contrairement aux services
privés qui servent des intérêts privés. Cette distinction s’avère cependant trompeuse
puisque l’intérêt général n’existe pas, seuls les individus pouvant faire des
choix et avoir des intérêts. Une définition en termes d’objectifs autres que le
profit n’est pas pertinente non plus, puisque les profits peuvent, dans de nombreux
cas, être cachés sous forme de coûts, notamment en accordant des privilèges excessifs
aux employés des entreprises du « service public ». Finalement, les
services publics ne peuvent être définis que selon des critères politiques, qui
reflètent tout au plus des préférences et des intérêts particuliers ». -
« La théorie des « biens publics » et celle des « monopoles
naturels », parfois avancées en relation avec la nécessité pour l’Etat d’assurer
certains services, ne justifient en rien le « service public ». Les
« services publics » n’en remplissent guère les critères, et l’expérience
montre amplement que la concurrence entre plusieurs entreprises, même dans des
domaines réputés « publics », conduit à des baisses de prix. De même,
le « contrôle démocratique » sur les « services publics »
apparaît comme un mythe ; chacun a bien plus de contrôle sur ce qui le concerne
sur un marché libre qu’en passant par la démocratie des urnes ». -
« Dans le domaine de la culture et des médias, la diversité des préférences
individuelles implique que toute politique étatique intervenant dans le domaine
est nécessairement arbitraire, puisqu’elle favorise certaines productions culturelles
ou médiatiques au détriment d’autres. Elle réduit donc la diversité et les choix
en la matière, au profit de certains qui peuvent financer leurs propres goûts
aux frais d’autrui ». -
« Dans les domaines des télécommunications, des services postaux, de l’électricité
et du transport ferroviaire et routier, les libéralisations plus ou moins avancées
qui ont déjà été commencées, ont porté leurs fruits, au grand bénéfice des consommateurs,
et doivent être poursuivies ou entreprises là où elles ne sont pas encore envisagées ». -
« Restaurer le libre choix du consommateur apparaît comme un impératif tant
économique que moral. Afin de mener à bien les libéralisations qui s’imposent,
il convient d’une part de supprimer les privilèges indus, d’autre part, de déréglementer
les secteurs dans lesquels le concurrence est interdite ou entravée, et enfin
de privatiser les entreprises encore en mains étatiques ». Encore une étude à faire connaître aux princes
qui nous gouvernent, qui jurent toujours par le « service public à la française ». Le 17 octobre
2007
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