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PRODUIRE :
CREER DE LA VALEUR VALEUR :
REPONDRE A DES BESOINS Qu’est-ce qu’un produit ? Un
produit n’est pas nécessairement une chose, un objet, une marchandise. Il n’a
pas nécessairement des propriétés physiques : forme, dimension, poids, couleur,etc.. Aujourd’hui les trois quarts des produits sont « immatériels »,
sans consistance physique. : l’éducation, la culture,
la santé, le tourisme, les télécommunications, etc. Même si nous nous servons
d’ordinateurs, ce n’est pas l’appareil lui-même qui nous permet de travailler,
mais tous les ingrédients immatériels indispensables à son usage : les connaissances
des ingénieurs, le montage des opérateurs, l’intervention des réparateurs, les
conseils du vendeur, voire même le crédit du banquier. Un produit est donc un
procédé qui nous rend service, qui a de la valeur à nos yeux. Et peu importe qu’il
s’agisse d’un bien (matériel) ou d’un service (immatériel). La
valeur d’un produit Certains ont tendance à mesurer la valeur du produit en se mettant à la place du producteur. La valeur se dédirait du coût de production, par exemple ce qu’il a fallu en nombre d’heures de travail, en énergie, en matière première, pour fabriquer un bien ou fournir une prestation. A la suite de Ricardo, Marx a privilégié la « valeur travail » : s’il a fallu deux fois plus de travail pour réparer une montre que pour cuire un pain, le prix de la réparation devrait être le double de celui du pain. Mais le travail n’est pas un étalon de mesure homogène : l’horloger peut cuire un pain, mais ne confiez pas votre montre au boulanger. D’autre part il y a des gens plus « productifs » que d’autres : leur produit a-t-il moins de valeur ? Enfin, beaucoup perdent leur temps à des productions dont personne ne veut. Aux yeux des ingénieurs de Concorde le supersonique avait une haute valeur, mais il n’y a pas eu d’acheteurs pour autant. C’est
qu’en fait il faut se mettre à la place du client, c’est lui qui donne au produit
sa valeur ; Chacun a sa propre évaluation, et elle peut d’ailleurs varier
dans le temps. Donc il est inutile de mesurer à l’avance « l’utilité »
d’un produit. Toute évaluation est subjective, il n’y a pas de valeur « intrinsèque »
ni objective. Un produit a de la valeur quand il est voulu. Créer
de la richesse La même ambiguïté sur la signification de la valeur se retrouve quand on parle de richesse. Pour beaucoup de gens, la richesse se présente sous forme d’accumulation de biens : le riche amasse de l’argent, possède des maisons ou des terrains, a des meubles et des équipements de grande valeur,etc. Pendant des siècles, la richesse a été associée à l’or (ou l’argent) parce qu’avec l’or ou peut apparemment tout acheter. Mais si la richesse est accumulée, comment a-t-elle été créée ? D’où vient-elle ? De l’héritage – mais d’où vient-il à son tour ? De la propriété – mais comment a-t-elle été acquise ? Du rapt, du vol, de l’extorsion ? Certains pensent que s’il y a des riches c’est qu’il y a des pauvres. La richesse deviendrait ainsi une injustice sociale dans un jeu économique à somme nulle : ce que gagnent les uns est perdu par les autres. En
fait la richesse vient d’une création de valeur, d’une valeur ajoutée par ceux
qui ont contribué à mieux satisfaire les besoins de quelque autre au sein de la
communauté. D’où l’importance de la taille de la communauté : dans une économie
tribale ou locale, la variété des besoins et des produits n’est pas grande, il
n’est guère de progrès important rapide ; dans une économie nationale ou
mondiale, le nombre de combinaisons possibles produits-besoins
est très élevé, les occasions de dégager une valeur nouvelle sont nombreuses,
de sorte que la création de richesse est incessante, et vont en profiter tous
ceux qui ont contribué à rendre service aux autres.. Un service rendu appelle
une rémunération, quand la rémunération est en monnaie elle donne un pouvoir d’achat
généralisé et permet de satisfaire ses propres besoins. Le 30 septembre 2009
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