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On se demande parfois, avec admiration,
comment notre Président arrive à maîtriser des sujets aussi nombreux et complexes
que l’écologie, la diplomatie, la technologie, la culture et l’économie. C’est
qu’il a à ses côtés d’excellents professeurs. Si Nicolas Hulot enseigne l’écologie
à l’Elysée, si Carla Bruni inspire la diplomatie, il revient à Henri Guaino de
donner les leçons d’économie. Comme il est généreux, il a partagé son savoir avec
les lecteurs du Figaro : une pleine page mardi dernier. Toutes les idées
économiques du Président sont dans la pensée de son maître : les bonus-malus
des traders, la mise à l’index des paradis fiscaux, la remise à plat des modes
opératoires de la finance, la mondialisation durable à base de lutte contre le
dumping « social, monétaire, écologique, fiscal » et contre les délocalisations.
Rien ne manque. Quant aux sources intellectuelles du maître lui-même, aucun doute :
le gaullisme de gauche, la planification « à la française » (il a été
Commissaire au Plan, bien sûr). Avec quelques formules remarquables : « La
politique est au-dessus du marché parce qu’elle exprime une volonté et un projet
collectifs ». Mais ce collectivisme n’est pas de gauche : Jean Monnet,
de Gaulle, Pompidou étaient-ils de gauche ? Il a raison : du moment
que c’est l’Etat qui porte le collectif, on est bien dans une logique de droite,
de l’ordre public, tandis que les gens de gauche sont sans doute des libertariens
qui s’ignorent, adversaires de l’Etat, du nationalisme et de la planification.
Le 30 septembre 2009
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