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Il y a un endroit où le modèle français ne fait pas recette, c’est l’Afrique. Après la totale désaffection de la France en Côte d’Ivoire – comme l’a rappelé le président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne Mamadou KOULIBALY à la tribune de l’Université d’Eté d’Aix – voici que les élections au Gabon se sont déroulées sur le thème de la « France Afrique », opposant les tenants de la ligne Bongo traditionnelle et les contestataires « indépendantistes ». Peut-être parce qu’ils n’ont pas reçu leur part de manne publique, les adversaires de Bongo dénoncent le poids excessif de Paris dans la vie politique et économique des pays africains. Il est certain que le soutien militaire et diplomatique que la France apporte depuis des décennies aux chefs d’Etat de l’Afrique francophone a dépassé depuis longtemps les bornes de la moralité et de la démocratie. L’aide publique va dans les comptes secrets des petits et grands chefs, c’est le « socialisme helvéto-africain », et une partie fait retour en France sous forme de subventions aux partis et officines politiques. La France a orienté ces jeunes nations vers la planification, vers le protectionnisme, vers la monoculture et vers le parti unique. Tous les vices de notre étatisme ont été exportés vers le continent africain, et expliquent la stagnation économique. Les populations sont lasses, et se détournent tantôt vers les Etats-Unis, ce qui est un moindre mal, tantôt vers la Chine et l’Inde. Il est peut-être temps d’aider les Africains à se mettre à l’heure de la mondialisation au lieu de régler toujours leur montre sur Paris. Le 9 septembre 2009
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