![]() | |||||||||||||||
|
Il y avait – et il y a toujours – la taxe professionnelle. Frappant les entreprises qui innovent et investissent le plus cette taxe locale avait été qualifiée à juste titre d’ « impôt idiot » par François Mitterrand. Nicolas Sarkozy a promis de la supprimer, mais il a pris soin de la remplacer (au moins arithmétiquement) par un impôt tout aussi idiot, sinon plus : la taxe carbone. Née du génie de Grenelle et de Jean Louis Borloo, cette idée a été mise en forme par l’homme le plus compétent et le plus libéral que connaisse la France : Michel Rocard. L’inventeur de la CSG sait comment s’y prendre. Il faut d’abord rassurer le contribuable : ce sera très léger. A l’origine la CSG était à 1 % du revenu, on en est maintenant à 10 %. Il en sera de même pour la taxe carbone. 15.000 europs pour une tonne d’émission de gaz carbonique alors que le premier chiffre de 32.000 était alarmiste. Une goutte de carburant dans votre plein…en attendant 10 % du plein. L’autre farce est celle de l’affectation des recettes de la taxe. Il a été envisagé d’abord de rendre l’argent à certains contribuables particulièrement frappés par la taxe. On peut suggérer par exemple un chèque pour les agriculteurs ou les transporteurs qui barrent les routes avec leurs tracteurs ou leurs camions, ou pour les pêcheurs qui bloquent les ports, ou les syndicalistes gros consommateurs d’énergie non renouvelable (comme le travail). Plus sérieusement, il ne fait aucun doute qu’une telle « restitution » serait une redistribution de plus, en faveur des groupes de pression et des clientèles électorales. Alors, on va garder cet argent pour le dépenser de façon écologique. Sans doute pourra-t-on augmenter le nombre d’éoliennes, doter la recherche sur les énergies nouvelles, cultiver des plantes pour biocarburants (et régler ainsi le problème des excédents agricoles). Nul doute que la créativité de nos gouvernants, parlementaires, sera mise à profit au cours des débats à venir, que nous suivrons bien sûr avec attention. Tout cela n’a d’autre consistance qu’idéologique, au moment où tous les points de vue scientifiques convergent : il n’y a pas de réchauffement global, ni de lien entre carbone et climat, ni de responsabilité des hommes dans les changements climatiques. Comme le dit Vaclav KLAUS ce n’est pas le climat qui est en danger, c’est la liberté. Le 2 septembre 2009
| |||||||||||||||