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L’an dernier l’Université d’Eté de la Nouvelle Economie n’avait pu se tenir pour des raisons de calendrier (concomitance avec le Congrès mondial de la Société du Mont Pèlerin à Tokyo). Cette interruption, après trente ans de présence à Aix en Provence et de rayonnement dans le monde entier, a été tout à fait salutaire. Elle a surtout permis de lancer une nouvelle équipe et un nouveau style dont les qualités s’épanouiront sans aucun doute rapidement. La nouvelle équipe est celle
de Pierre GARELLO, qui a totalement pris la relève de son père, fondateur et animateur
de l’Université pendant trente ans. Professeur à Aix mais formé dans les universités
américaines, Pierre a imprimé un nouveau style : l’anglais est devenue la
langue dominante, même si les francophones ont trouvé leur compte, l’assistance
a été rajeunie et s’est élargie à une forte participation africaine. Surtout les
débats se sont élevés à un très haut niveau scientifique. Par contraste, aucun grand décideur du monde français de l’entreprise et de la politique. Voilà longtemps que les idées libérales ne les intéressent plus. C’est dire que les problèmes de la crise et du monde contemporain ont été analysés dans un esprit totalement libéré des contingences de la vie publique française. L’actualité et le sujet s’y prêtaient sans doute. En choisissant le thème de « Marché et moralité » on se situait au cœur de la crise : est-elle financière ? politique ? ou s’agit-il d’une crise morale ? Le marché doit-il être encadré pour y instiller la moralité, ou doit-il au contraire être libéré de l’Etat providence pour satisfaire aux légitimes exigences de la moralité ? Ces interrogations étaient aussi celles de l’encyclique « Caritas in Veritate » parue en juillet, largement commentée à la lumière des analyses de Jean Yves Naudet. Elles rejoignent les travaux pionniers de Doug Den Uyl et Doug Rasmussen, philosophes néo-aristotéliciens, les idées innovantes de Mario Rizzo sur la justice et la bienveillance, les travaux de l’IREF sur la moralité de la fiscalité et de la protection sociale. Enfin, et non le moindre, le succès de cette 31ème édition a été due à la présence de deux personnalités charismatiques, qui ont donné les discours introductif et conclusif. Le Président de la République Tchèque Vaclav KLAUS a montré le recul des idées de la liberté en Europe, sous la pression de la sociale démocratie dont le nouveau nid est l’Union Européenne : quelle désillusion par rapport aux espoirs nés de la chute du mur de Berlin ! La vague verte submerge nos libertés, elle est une entreprise de destruction de la société européenne. Vladimir Boukovski, le fameux dissident qui a passé neuf ans de sa vie dans les hôpitaux psychiatriques d’URSS, a rappelé que le totalitarisme guette aujourd’hui l’Europe entière, et que nul ne semble en avoir conscience. Sa lucidité, sa passion et sa foi ont soulevé l’enthousiasme de l’assistance, et Madame le maire d’Aix en Provence, Maryse Joassains-Masini, récemment réélue contre une infâme coalition de tous ses ennemis, a tenu à rendre hommage à Vladimir Boukovski en lui remettant la médaille d’honneur de la Ville. L’Université d’Eté a été également l’occasion de fêter le vingtième anniversaire de l’Institute for Humane Studies Europe, fondé en 1989 par Jacques Garello, avec l’aide du professeur Leonard Liggio, aujourd’hui Vice Président d’Atlas Foundation (Arlington, Virginie), qui a été longuement ovationné. Dans
les prochains numéros de la Nouvelle Lettre une page rendra régulièrement compte
des principales communications et des débats de cette Université. Dès maintenant,
on peut prédire et souhaiter un plein succès à Pierre Garello
pour la trente deuxième édition. Le 2 septembre 2009
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