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Un sujet chaud de la rentrée sera certainement
le fameux « Grenelle de l’environnement » Au risque de nous répéter,
nous rappelons que l’un des vrais vainqueurs de l’élection présidentielle aura
été Nicolas HULOT, puisque toute la classe politique, pour une fois unanime, s’est
convertie à ses thèses. Il n’est plus question que d’écologie et plus précisément
d’écologie politique. Depuis notre Université d’Eté 1992, nous faisons la différence
entre l’écologie politique, qui charge l’Etat, ses réglementations et ses administrations
de veiller à l’environnement, et l’écologie de marché reposant sur la propriété
et la responsabilité individuelles, en vue d’organiser des transactions sur les
biens environnementaux, et de leur donner un prix. Revenons à Grenelle : évoquer en modèle les
accords sociaux de Grenelle de mai 1968, c’est déjà se préparer à la catastrophe.
A l’époque, la hausse massive du SMIC avait durablement déstabilisé l’économie
française, et donné entièrement raison aux syndicats politisés . Ensuite, le calendrier est très serré, montrant
que ce dossier est prioritaire pour le président et le gouvernement : dernières
réunions des groupes de travail première quinzaine de septembre ; publication
des propositions des groupes le 27 septembre ; consultation publique (internet
et régions) début octobre ; après le 22 octobre : grande table ronde
et décisions finales. Que n’a-t-on montré le même empressement pour les réformes
dont le pays a besoin : marché du travail ; protection sociale, décentralisation,
recul de l’Etat… Les vacances ont donc été fort occupées par les
réunions des groupes de travail et on commence à y voir plus clair. Les thèmes
des groupes de travail sont en soi tout un programme : climat et énergie,
biodiversité, production et agriculture, environnement et santé, économie, démocratie
écologique (sic !). Le secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET
a de grandes ambitions : « On est à un moment de l’histoire où il peut
se passer des choses fortes en matière de politique environnementale ». On
peut donc s’attendre au pire. Certes, c’est le gouvernement qui décidera ne dernier
ressort, mais la phase de test auprès de l’opinion ouvre la porte à toutes les
surenchères, de même que la négociation finale (table ronde) avec en particulier
les associations écologistes. Ce qui semble déjà acquis, comme le souligne clairement
Le Monde, c’est que « la fiscalité environnementale devrait voir son rôle
s’accroitre grandement ». Sommes-nous sûrs que la création de nouveaux impôts,
entrainant quoi qu’on en dise forcément une hausse des prélèvements obligatoires,
soit une priorité dans la situation actuelle de l’économie française ? En
France, quel que soit le problème, tout se termine toujours par des impôts. Le
gouvernement ne connait-il pas les instruments de l’écologie de marché et préfère-t-il
donc ceux de l’écologie politique ? Il sera aussi beaucoup question de l’énergie. Va-t-on
adopter des mesures contraignantes, accroitre la réglementation, continuer à faire
la chasse aux automobilistes, rendre quasi-obligatoires les transports collectifs,
au détriment de la liberté individuelle ? Il est aussi question des OGM.
Va-t-on continuer dans les délires obscurantistes à La dimension institutionnelle est également inquiétante :
nouveaux indicateurs économiques prenant en compte l’état de l’écologie ;
refonte du conseil économique et social « refondu pour la préoccupation écologique »,
création d’une Commission permanente sur le développement durable à l’Assemblée
nationale ce qui rejoint la déclaration des droits de l’homme et du développement
durable voulue par J-L BORLOO. Enfin, on va créer quelques commissions et agences
de plus, qui seront autant de fromages profitables pour les professionnels des
subventions publiques, alors que l’urgence est de réduire le nombre des institutions
publiques. Certes, tout cela n’est pas encore décidé ;
Mais le mouvement est lancé et nous serons très vigilants sur ce thème au cours
des deux mois à venir. Non que nous ne soyons pas sensibles aux thèmes liés à
l’environnement et à sa protection ; mais dans une économie libre, il faut
se tourner vers l’écologie de marché et non vers l’écologie politique. Pour l’instant,
le Grenelle de l’environnement a pris le mauvais chemin, celui de l’écologie politique. Le 31 août
2007
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