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ON FAIT TOUJOURS DANS LE COLLECTIVISME
C’est le cas tout d’abord avec
la politique de la ville. Le ministre concerné, Jean-Louis BORLOO, a présenté
au Conseil des ministres une loi d’orientation pour la ville. Il n’a pas
lésiné sur les moyens (c’est à dire avec notre argent) : trente milliards
d’euros sur cinq ans pour reconstruire les quartiers les plus sensibles.
Jean-Louis BORLOO a des arguments déterminants : « Ce que
nous faisons, jamais la gauche ne l’a fait lorsqu’elle était au pouvoir.
Pour eux, c’est encore plus dérangeant que leur inaction sur les retraites ».
L’entourage du ministre se frotte les mains : pas de critiques sur
les bancs de l’opposition, ce qui nous rassure tout à fait… Il s’agirait donc du plan de
reconstruction « le plus ambitieux depuis la fin de la guerre ».
Ces trente milliards d’euros serviront pour les 751 quartiers classés
en zones urbaines sensibles. Ces crédits seront désormais gérés par une
Agence nationale de rénovation urbaine. De plus, le ministre de la
ville a présenté un projet de réforme du traitement du surendettement
des ménages, en envisageant une procédure de redressement personnel. Mais
même le Conseil Economique et Social, qui a approuvé le projet, a dû reconnaître
que « le projet de loi ne traite pas de la prévention » :
on continue à assister les ménages une fois qu’ils ont fait n’importe
quoi. L’autre politique sous les feux de l’actualité, c’est celle des
constructions d’HLM. Cette fois, c’est Gilles de ROBIEN qui pilote le
projet. Dans le cadre des mesures de limitation des dépenses publiques,
il avait été question de geler les crédits de construction de 10 000 nouveaux
logements HLM. Devant l’union sociale pour l’habitat (ex-Union des HLM),
le ministre a démenti : « Les engagements budgétaires pour 2003
en matière de construction de logements locatifs sociaux seront respectés ».
On prévoit donc la construction de plus de 40 000 logements HLM en 2003.
Cette décision, arbitrée par JP RAFFARIN lui-même « doit dissiper
les craintes désormais injustifiées de plusieurs acteurs du logement social
et montre tout l’attachement du premier ministre et du gouvernement pour
une grande politique du logement social ». Aussitôt, la gauche, menée
sur ce terrain par Michel DELEBARRE, a déclaré se féliciter de cette mesure. Ces deux exemples nous amènent
à nous poser quelques questions : - Lorsque la gauche se réjouit
d’une décision gouvernementale, les libéraux ne doivent-ils pas s’inquiéter ? - Mesure-t-on la pertinence
d’une politique au nombre de milliards dépensés ? - Il y a, c’est vrai, de vraies
difficultés dans les quartiers et sur le plan de la construction :
pourquoi ne pas se demander si ces difficultés ne sont pas le fruit des
politiques publiques socialisantes menées depuis plus de 50 ans et si
on espère redresser la situation en persévérant dans la même politique
erronée ? - Pourquoi dans tous ces domaines
n’est-il jamais question du marché, de la liberté de construire, de la
concurrence, de la liberté des prix (loyers par exemple) ? Le marché
est-il incapable de construire des logements, même sociaux, ou de rénover
les quartiers en difficultés ? S’il s’agit d’offrir un logement aux
plus démunis, et d’en finir avec la pénurie de logement , des politiques
de revenu minimum garanti (impôt négatif pas exemple) peuvent permettre
à tous d’avoir accès dans des conditions décentes au logement. - Pourquoi préfère-t-on la
pénurie, qui, elle, est le fruit inévitable des politiques interventionnistes ? - Pourquoi un gouvernement
dit « de droite » préfère-t-il des politiques socialistes à
des politiques libérales ?
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