BASCULEMENT DE L’EUROPE VERS LE LIBERALISME ?

                                                                         

Poussée des libéraux dans les élections en Hollande et en République Tchèque


Après le basculement de l’Angleterre vers les conservateurs et les libéraux démocrates, après la victoire de la coalition gouvernementales dans les régions italienne, après le retour au pouvoir de Victor Orban à la tête de la Hongrie, voici qu’en Hollande mercredi et en République Tchèque dimanche dernier les électeurs ont donné un net avantage aux libéraux. Heureux pays où il existe des partis libéraux !

Pour autant, peut-on s’attendre à une inflexion radicale des politiques dans ces divers pays ?

Sans aucun doute toutes ces consultations marquent le désaveu des partis et des politiques de gauche. Les socio-démocrates, les chrétiens-démocrates, et tous les partisans des politiques de relance par les dépenses publiques ont été sévèrement étrillés, c’est incontestable. Cependant, comme c’est le cas en Angleterre, aucun parti libéral n’a suffisamment de sièges dans les parlements renouvelés pour espérer régner seul et appliquer une politique résolument libérale.

Il faudra donc en venir à des gouvernements de coalition. Il peut se faire que la coalition se fasse contre les libéraux, même s’ils sont sortis vainqueurs des urnes. De même, il peut y avoir des coalitions avec les partis naguère au pouvoir, comme cela avait été le cas avec le précédent gouvernement d’Angela Merkel en Allemagne, CDU et PSD réunis. Mais même les coalitions les plus solides montrent de la fragilité à l’épreuve, comme le montrent les tensions entre libéraux du FDP et la CDU d’Angela Merkel.

Il faudra aussi observer avec soin les échéances belges, bien qu’ici le problème du fédéralisme soit dominant, Flamands et Francophones n’étant plus en mesure de partager un pouvoir central.

Mais, en tout état de cause, la grande offensive socialiste qui aurait pu accompagner le retour au dirigisme avec la crise n’a pas eu de traduction politique : il y a eu le New Deal mais il n’y a pas eu Roosevelt. Seul bastion du socialisme politique militant : les Etats-Unis, mais là aussi il y aura dans quelques mois des élections. Après Roosevelt Reagan ?

Les échecs économiques de l’étatisme devraient s’accompagner des échecs politiques des étatistes.

Chez nous, aucun danger : pas de libéraux à l’horizon, et des étatistes majoritaires dans tous les partis. C’est une nouvelle fois l’exception française.

Le 17 Juin 2010

   
 
 
 

 

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