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CONTRIBUABLES ASSOCIES FAIT MONTER LA PRESSION Contribuables Associés se révolte : pleines pages
dans la grande presse Les lecteurs de quelques grands quotidiens en auront été certainement surpris : une pleine page pour prendre à partie les députés, leur demandant de déposer un « projet de loi sur la transparence des indemnités représentatives de frais de mandat ». Contribuables Associés s’adresse aux parlementaires en ces termes : « Vous avez un salaire, c’est normal. Vous avez des frais de représentation, c’est normal. On vous rembourse ces frais sans justificatif : ce n’est pas normal ! Tous les salariés du public comme du privé justifient leurs notes de frais ». Et leur lance un appel : « Osez la transparence ». Les lecteurs de cette Lettre savent l’importance et l’intérêt de Contribuables Associés. La plupart des manifestations de l’ALEPS et de l’IREF se font en partenariat avec l’association présidée par Alain Mathieu et dont le porte-parole est Benoîte Taffin (au demeurant administrateur de l’ALEPS). Contribuables Associés a en particulier participé à la diffusion de l’ouvrage de Jacques Garello et Georges Lane sur la réforme des retraites. Avec ses 145.000 adhérents, Contribuables Associés représente le groupe de pression sans doute le plus puissant de France. Ses dirigeants et ses adhérents n’hésitent pas à harceler les élus « pour que vive la démocratie ». Il n’y a pas de referendum fiscal d’initiative populaire en France, mais Contribuables Associés multiplie les pétitions, et dépose de pleins sacs de lettre de protestation dans les cours des ministères. La moindre de leur réunion à Paris ou en province rassemble 400 personnes, ce que bien peu d’élus peuvent espérer. Ainsi est mise en pratique leur doctrine « Contre l’oppression fiscale la pression des contribuables ». L’association choisit le
bon moment pour se manifester avec une ardeur redoublée. D’une part
le débat sur les retraites et la politique de relance ont
fait perdre beaucoup de crédit à la classe politique, qui devrait cesser
de s’enfermer dans sa tour d’ivoire. D’autre part au cours des mois
à venir les partis se rendront peut-être à une évidence : ils ne
peuvent plus tenir aux électeurs leur langage habituel : « C’est
nous ou la catastrophe », ou « Faites nous confiance »
ou « Nous ferons ce que nous pourrons ». Les Français ont
maintenant besoin de vrais programmes, de mesures novatrices et ne s’en
laissent plus compter. Ils se rappellent qu’ils sont contribuables,
et bientôt électeurs : de quoi mettre la classe politique devant
ses responsabilités. Le 17 Juin 2010
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