AXEL ARNOUX : UN PATRON AUX COTES DU PERSONNEL

 

Le prosélyte du salaire complet lauréat du Prix Renaissance de l’Economie


Mercredi 16 mai au soir, le Cercle Renaissance présidé par Michel de Rostollan honorait Axel Arnoux en lui décernant son prix annuel « Renaissance de l’Economie ». Axel Arnoux est administrateur de l’ALEPS, et il revenait naturellement à Jacques Garello, président de l’ALEPS et ancien lauréat de ce même prix, de présenter ce jeune et dynamique patron. Axel Arnoux dirige l’entreprise Chauvin Arnoux, une affaire de 150 ans d’âge spécialisée dans le matériel électrique et plus spécialement aujourd’hui dans la métrologie électronique. Une assistance nombreuse et choisie a participé à cette réunion, au sien de laquelle on retrouvait de nombreux membres de l’ALEPS, ainsi que la famille d’Axel, qui a pris la suite de son père Daniel, lui-même succédant à André Arnoux, qui est à l’origine de la création de l’ALEPS puisque ce mécène, aujourd’hui disparu, avait doté d’une somme importante un prix destiné à une personnalité reconnue pour ses idées libérales (les premiers lauréats ont été Jacques Rueff, Maurice Allais, Pierre de Calan, etc…) et le jury de ce prix s’est appelé ALEPS.

Mais Axel est surtout un innovateur en matière de relations humaines. Conscient de l’ignorance dans laquelle les syndicats tenaient volontairement le personne, en racontant sans cesse des sornettes à base de lutte des classes et de condamnation du profit, il a commencé par offrir à son personnel des stages d’initiation à l’économie pour que les gens puissent réfléchir à la nature de l’entreprise, au marché, aux comptes de l’entreprise, au pouvoir d’achat, aux échanges internationaux, à la monnaie, etc. Cette pédagogie économique a été très bien reçue et finalement le personnel a fini par poser les questions qui dérangent à propos de leur pouvoir d’achat : pourquoi les salaires étaient si modestes par rapport à la valeur du travail fourni, telle qu’elle est reconnue par le client qui accepte de payer ?

Axel Arnoux a donné la réponse : la moitié de votre pouvoir d’achat va à la Sécurité Sociale, elle paie assurance maladie, vieillesse, famille, chômage. Et il propose : je vous donne votre salaire complet, sans retenue, et vous gérez votre argent avec des assurances ; elles vous coûteront certainement moins cher que cet organisme monopolistique, bureaucratique, et public appelé Sécurité Sociale. Oui, mais voilà : c’est interdit en France ! En attendant que la législation évolue enfin (elle est contraire aux textes européens) le personnel a au mois bénéficié d’une information concrète et sincère sur les prélèvements obligatoires qui pénalisent non seulement le pouvoir d’achat des salariés, mais aussi la compétitivité des entreprises, condamnées à disparaître, ou à réduire leurs effectifs, ou à se délocaliser. Un referendum organisé dans les différents établissements de l’entreprise en France (il y a aussi des établissements en Chine et aux Etats Unis) a fait apparaître que 95% des salariés souhaitaient sortir de leur assujettissement à la Sécurité Sociale…si le choix leur est offert.

La piste du salaire complet s’articule avec le débat sur la réforme des retraites. Si les Français savaient ce qu’ils payent chaque année pour leur « assurance vieillesse » (2.500 euros, soit la valeur de plus de deux SMIC nets) ils seraient peut-être plus ouverts aux formules de substitution. C’est la raison pour laquelle Jacques Garello et Georges Lane, tous deux présents aux côtés d’Axel Arnoux, ont proposé comme préalable à toute réforme le passage au salaire complet : quand ils sauront ce que la retraite par répartition leur coûte, et l’argent qu’ils perdent avec ce système, les Français descendront dans la rue, mais pas pour s’opposer à de fausses réformes, mais pour exiger les vraies réformes. Faut-il attendre cette émeute ?

En tous cas, au niveau de l’entreprise Chauvin Arnoux, le concept de salaire complet a dépassionné et dépolitisé les relations entre personnel, encadrement et direction. La concorde règne et avec elle la productivité, parce que les gens sont fiers d’être partenaires dans la prospérité de l’entreprise, qui leur garantit sûreté de l’emploi et possibilité d’un pouvoir d’achat élevé, possibilité qui deviendra réalité quand le personnel et la direction seront enfin libérés de ces charges sociales, qui ne sont que des charges explosives.

Le 2 Juin 2010

   
 
 
 

 

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