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C’est
Valeurs actuelles qui rappelle, sur sa couverture et dans six excellentes pages
intérieures, cette formule virile de Georges Pompidou, face à de trop nombreux
projets de règlements émanant de ses services et, en particulier, d’un jeune chargé
de mission, appelé …Jacques Chirac. Plus de quarante ans après, que dirait-il,
face à ce que Mathieu Laine, dans une formule percutante, avait appelé « la
Grande Nurserie ». Les exemples de Valeurs actuelles, que nous rencontrons
dans notre vie quotidienne, sont éloquents et, comme le dit Eric Branca, de même « que
trop d’impôts tuent l’impôt, trop de lois tuent la loi ». Quelques
exemples : interdire la création de salles fumeurs, d’établissements réservés
aux amateurs de tabacs et même, comme certains l’ont proposé, menacer de supprimer
les terrasses en plein air, n’est-ce pas « la volonté de se substituer au
libre-arbitre de chaque citoyen » ? Est-ce vraiment un crime de rouler
en ville à 51 kilomètres-heures, quand on connaît le peu de fiabilité des compteurs ?
Valeurs
actuelles rappelle que Bruxelles était parti en guerre contre le camembert au
lait cru, en raison du principe de précaution (puisque non pasteurisé) :
est-ce raiment raisonnable ? L’Etat, symbole de l’immoralisme, se fait moralisateur
et nous dit tout ce qui est mal, réduisant à zéro liberté et responsabilité, et
voulant à tout prix une société de totale sécurité, à risque zéro, ce qui n’existe
pas, même avec un policier par Français et même dans les Etats totalitaires. Mais
pourquoi ne peut-on voir en image quelqu’un qui fume (on se souvient de la suppression
par censure sur image des cigarettes de Lucky Luke ou Sartre ou de la pipe de
jacques Tati), alors qu’au cinéma l’apologie des stupéfiants ne pose aucun problème
au CSA ? Les
sanctions contre des fautes minimes peuvent
entrainer la perte du permis ou, comme avec la loi Hadopi, la perte de l’abonnement
internet : or il s‘agit d’une privation grave de libertés fondamentales (se
déplacer, s’informer et communiquer) qui peuvent avoir des conséquences disproportionnées
avec la faute, par exemple sur un emploi. Les conseils alimentaires pleuvent (on
doit manger cinq fruits par jour), tandis que l’on autorise, voire encourage,
n’importe quoi, comme du chocolat sans cacao, bourré d’huile de palme, encore
plus dangereux pour la santé. Il
y a – hélas - des enfants qui se noient dans les piscines familiales. Au lieu
de faire appel au sens de la responsabilité des parents et à l’éducation qu’ils
doivent donner à leurs enfants, on multiplie les mesures contraignantes, qui ne
servent en général à rien, sinon à se responsabiliser un peu moins : puisqu’il
y a une alarme, à quoi bon surveiller les enfants ? Valeurs actuelles rappelle
que les camps scouts doivent conserver plusieurs jours un échantillon de la nourriture
servie, en cas de contrôle de la DDASS. Ne parlons pas du risque qu’il y a à refuser
d’embaucher une personne totalement incompétente si elle entre dans une catégorie
protégée, sous peine de discrimination ; la Halde veille au grain, elle qui
peut « condamner sans procès ». Suivent
quatre pages qu’il faudrait lire en entier sous le titre « chronique du harcèlement
ordinaire ». Chacun pourrait rajouter quelques épisodes au feuilleton présenté :
« Automobile : la persécution » (Exemple : « bien des
radars sont installés à des endroits qui rapportent et non pas sur les voies les
plus dangereuses »), « La fatwa anti fumeurs », « Vin et cancer :
vérité, contre-vérités », « Bruxelles contre la gastronomie »,
« L’inflation des normes ». Les normes deviennent si strictes, donc
si coûteuses, que souvent on doit arrêter les activités concernées. De plus, tout
cela est présenté comme constituant le droit, alors que ce sont de simples textes
législatifs, contraires au droit naturel. Mais
nos « législateurs » ne sont que des amateurs par rapport aux ayatollahs
qui rêvent de nous gouverner. Valeurs actuelles rappelle un des plus beaux exemples :
Yves Cochet, ancien ministre de l’environnement, explique que la pollution générée
par un enfant équivalait à 620 trajets Paris-New-York. Il propose donc une directive
pour que « les familles européennes soient encouragées à n’avoir que
deux enfants ». Comment ? Par exemple en diminuant les allocations familiales
à partir du troisième, en attendant des mesures plus radicales. Si nous laissons
faire, le « meilleur des mondes » est pour demain. Le 17 juin 2009
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