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ELECTRICITE : LA CONCURRENCE FAIT BAISSER LES PRIX On nous l’avait bien dit : l’ouverture
du marché de l’électricité et du gaz à la concurrence, pour les entreprises, puis,
à compter du 1er juillet 2007, pour les particuliers, allait faire
monter les prix. En effet, notre classe politique défendait les tarifs régulés,
c'est-à-dire fixé par l’Etat, qui, comme chacun le sait,
sont toujours les plus favorables aux consommateurs… Pour un peu, on nous ferait
croire que le monopole est préférable à la concurrence. Or voici que les premières informations
paraissent sur ce qui va se passer le 1er juillet. C’est le groupe
Poweo qui a pris une longueur d’avance en ouvrant le feu.
Le groupe présidé par Charles BEIGBEDER a annoncé qu’il allait offrir immédiatement,
applicable au 1er juillet, des offres commerciales pour les particuliers.
Il espère attirer ainsi, fin 2007, 100 000 clients, soit 30% environ des
foyers qui devraient, en six mois, avoir changé d’opérateur et donc avoir abandonné
EDF ou GDF. Commentaire du Monde qui rapporte cette
information : « la guerre des prix est déclarée », même si EDF
et GDF partent avec un avantage, celui de pouvoir être les seuls à proposer les
tarifs régulés par l’Etat. Mais on s’attendait à ce
que les autres proposent des tarifs plus élevés. Evidemment, comme s’en doutaient
tous les économistes sérieux, il n’en sera rien et la concurrence fera baisser
les prix. « Les prix seront garantis (par Poweo) toujours inférieurs aux tarifs réglementés ».
Depuis le 1er juin, applicable
au 1er juillet (la loi l’interdit avant), on peut souscrire à des offres
intéressantes, tenant compte du profil de chaque client. Cela prend la forme de
forfaits annuels d’électricité seule ou mixte (gaz et électricité). Si la consommation
réelle est inférieure au forfait, l’énergie non consommée sera remboursée en fin
d’année ; et si elle est supérieure, le supplément sera facturé au tarif
réglementé. Le client est donc sûr de gagner sur la consommation du forfait. C’est une formule. Ce qui est intéressant,
c’est, comme toujours, la capacité imaginative du marché, qui invente sans cesse
des formules nouvelles. Aujourd’hui, on propose ces systèmes de forfaits. Demain,
on aura trouvé d’autres formules. Jamais une réglementation publique n’aura autant
d’imagination que les entrepreneurs privés ou le marché. Chacun y gagnera :
les opérateurs privés feront des profits et les clients verront leurs prix baisser.
La concurrence est toujours un système gagnant-gagnant. Déjà Poweo prévoit
d’autres formules. On pourra résilier son contrat à tout moment. Une « Poweo
box » permettra d’avoir des informations en temps réel sur sa consommation.
Les prix devraient dans un premier temps baisser de 5 ou 10%. Mais à terme, le
groupe, comme d’autres, construira peu à peu ses propres centrales. La libéralisation,
comme toujours, fera à terme des miracles. A condition qu’on supprime rapidement
les privilèges des anciens monopoles publics. Souvenons-nous que BASTIAT expliquait
déjà que si l’intérêt personnel conduisait à chercher à progresser sans cesse,
mais aussi à garder pour soi les gains réalisés, la concurrence était ce mécanisme
implacable qui poussait à diffuser à tous les gains ainsi réalisés ; une
machine à socialiser les profits en quelque sorte. Seule, la concurrence est « sociale ».
Notons d’ailleurs que les prix de l’électricité facturés aux industriels, pour
leur part, après avoir un temps augmenté, sous l’effet de la hausse du pétrole,
ont baissé en France de 26,3% au cours des douze derniers mois. Vive la déréglementation ! Oserions-nous ajouter que moins de factures
payées à l’EDF, c’est moins d’argent dans l’escarcelle de la CGT, puisque la centrale
de Monsieur THIBAULT perçoit 1% sur toute facture d’électricité en faveur du Comité
d’Entreprise aux mains des (ex ?) communistes. P.S. Aussitôt, l’UFC-Que choisir a mis en garde les clients contre les « risques » de cette déréglementation, les engageant à conserver leurs actuels contrats avec EDF et GDF. Cela ne nous surprend guère : l’UFC a toujours choisi le parti des monopoles publics et ignore sans doute les mots clients et concurrence. Son rêve, ce sont les prix administrés. Et si on attaquait l’UFC pour « contre-publicité mensongère » ? Il est temps que la concurrence joue aussi entre les associations de consommateurs. Le 13 juin 2007
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