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La semaine dernière, nous avons évoqué le déclenchement de l’alarme à propos des dépenses d’assurance-maladie. A cette occasion, nous avions observé que les médecins avaient marqué leur désapprobation lors des élections professionnelles en sanctionnant les syndicats favorables à la convention entre syndicats et assurance-maladie. Une analyse plus fine des résultats, qui sont maintenant tous connus, montre que ce scrutin apporte d’autres enseignements. Il est d’abord exact que les syndicats qui ont signé la convention précédente ont été sanctionnés lors de ces élections où les médecins libéraux désignaient leurs représentants aux unions régionales (URML). Ces syndicats avaient approuvé la réforme DOUSTE-BLAZY et en particulier le dispositif du médecin traitant. C’est le cas
de En sens inverse, les syndicats qui n’avaient pas approuvé la convention progressent. C’est le cas de MG-France, qui n’est présent que chez les généralistes, qui progresse un peu, passant de 31% à 32%, et qui est plutôt à gauche, et d’un nouveau venu, Espace Généraliste, absent en 2000, qui réalise 12% des voix. Ce dernier est également à gauche et défend l’exercice collectif de la médecine, en réseau, et mettant en avant la prévention. Mais la progression
la plus spectaculaire, dans les deux collèges, concerne Incontestablement, c’est la frange libérale des médecins qui s’est réveillée et qui a progressé le plus fortement. Le paysage syndical des médecins s’en trouve bouleversé. Pour notre part, nous y voyons un signe d’espoir. En effet, jusque là on entendait surtout les médecins favorables aux accords avec les caisses et à la convention ou encore ceux qui trouvaient que cette convention n’allait pas assez loin dans l’encadrement de la médecine ; désormais, on va entendre aussi, et fortement, ceux qui défendent une vraie médecine libérale. Les succès des coordinations spontanées de médecins, indépendantes des syndicats, et diverses opérations ponctuelles avaient laissé penser que quelque chose changeait dans le monde libéral. Maintenant il se confirme que le courant authentiquement libéral s’exprime à nouveau. Un nombre croissant de médecins en ont assez d’être soumis aux bons vouloirs des caisses, aux honoraires imposés par la sécurité sociale et aux diktats de toute nature, ainsi qu’à la paperasserie des caisses d’assurance maladie. Ils en ont assez des usines à gaz. On était allé tellement loin dans l’interventionnisme et l’étatisme que tôt ou tard la réaction devait se faire, et nous l’avions annoncée et souhaitée depuis longtemps. Pendant des années, la pression des caisses avait été si forte que les médecins avaient fini par se résigner, et avaient cessé d’imaginer qu’il pouvait exister autre chose que des honoraires conventionnels fixés par les caisses ou le monopole de la sécurité sociale. Maintenant les yeux se sont ouverts. Les médecins doivent donc se tourner résolument vers les réformes, et comprendre que la solution libérale est bien réaliste. La concurrence et le marché, pour eux-mêmes comme pour les organismes d’assurance, cela fonctionne très bien dans de nombreux pays, sans menace ni pour les médecins, ni pour les malades. Libéraliser, y compris les prix, décentraliser, ouvrir à la concurrence voilà ce que font tous nos partenaires. Pendant des
générations, la médecine libérale en France a porté au plus haut niveau
la qualité des soins et leur administration sans exclusion ni discrimination.
Il suffit de retrouver ce qui a fait l’honneur de notre pays.
Le 21 Juin 2006
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