LES ECOLES FRANCAISES AU PIQUET


La France est le mauvais élève de la classe enseignante. C’est ce que fait ressortir un rapport de la Cour des Comptes commenté dans Les Echos du 15 mai. Ce rapport s’appuie sur des travaux menés au niveau des pays de l’OCDE, qui compare les scores de connaissances réalisés par des élèves de même âge répondant aux mêmes questions. Les élèves français sont au 17ème rang, en dessous de la moyenne européenne. En tête : la Finlande, la Corée, les Pays Bas et la Suisse. La cour des Comptes rappelle quelques statistiques douloureuses : au terme de sa scolarité un élève sur cinq « éprouve de la difficulté » pour lire, un élève sur quatre pour compter, et un jeune sur six quittera le système d’enseignement sans aucun diplôme. Le rapport souligne aussi la dimension sociale de ces échecs : ce sont les jeunes des familles les plus modestes qui sont le plus handicapés.

Didier Migaud rejette la thèse habituelle (chère aux enseignants) du manque de moyens : l’élève français coûte plus cher que les autres élèves européens. Il souligne en revanche les vices structurels du système français : des enseignements trop dispersés, des rythmes scolaires inadaptés, une mauvaise gestion du personnel enseignant et un surcroît de personnel administratif.

Malheureusement, notre Conseiller ne donne aucune piste sérieuse d’amélioration et de réforme. Nous ne cessons ici de soutenir que c’est le monopole de l’Education Nationale qui est en cause, et que des établissements concurrents, librement gérés, et financés par des bons scolaires, auraient pour double mérite de donner un vrai choix aux familles, donc de les responsabiliser dans l’éducation de leurs enfants, et d’opérer une sélection de nature à élever le niveau des enseignants et des élèves. Mais choix et sélection sont des mots tabous dans la bureaucratie syndicale de l’Education Nationale.

Le 26 Mai 2010

   
 
 
 

 

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