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LES ANGLAIS EUROSCEPTIQUES L’accord Cameron – Clegg est
net sur les problèmes de l’euro et de l’Europe La duplicité de Nick Clegg a failli faire subir une lourde défaite à la démocratie anglaise. N’a-t-il pas cherché à constituer le cartel des battus ? Rejetés par les électeurs de manière massive pour les travaillistes ou assez sévère pour les libéraux démocrates, les électeurs anglais avaient porté les conservateurs en tête du nombre des sièges au Parlement. Pouvait-on penser un autre locataire du 10 Downing Street que David Cameron ? Finalement la raison et les choix des électeurs ont triomphé, et David Cameron a pu imposer à Nick Clegg quelques unes des options stratégiques des conservateurs. C’est sur l’Europe que les positions étaient les plus tranchées : très européiste, Nick Clegg avait recommandé l’adoption de l’euro et l’entrée de plain pied de l’Angleterre dans une politique économique commune. David Cameron compte dans ses rangs des partisans inconditionnels d’une révision du traité de Lisbonne, et la livre sterling n’a jamais été contestée face à l’euro. La crise financière a sans doute obligé les libéraux démocrates à être plus conciliants, et la promesse est faite que l’Angleterre se rangera durablement dans le camp de ceux qui aiment l’Europe tout en prenant ses distances avec elle, qui acceptent le libre échange mais rejettent toute idée d’harmonisation fiscale, sociale ou budgétaire. Dans d’autres domaines, également très importants la convergence existait : sur la libération de l’école, avec libre choix aux parents, sur l’immigration, canalisée et contrôlée, et enfin sur la réduction des traitements de la fonction publique, pièce essentielle de la réduction des dépenses budgétaires. Sans nul doute le vieux couple Paris Berlin, bien fragile ces derniers temps, devra compter avec ces nouveaux partenaires de poids, qui se situent plutôt du côté de la « Jeune Europe ». Le 20 Mai 2010
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