VIKTOR ORBAN : LA HONGRIE CHANGE DE CAP

 

Le jeune leader du parti libéral aura deux tiers des sièges au Parlement hongrois


En 1998, il avait été à 35 ans le plus jeune premier ministre d’Europe. C’était la première accession du parti qu’il avait fondé en 1989, le Fidescz. Un parti résolument anti-communiste et libéral, composé essentiellement d’étudiants et de leurs professeurs, qui s’étaient unis quelques mois plus tôt contre le régime d’Imre Nagy et l’occupation de l’Armée Rouge. Cette nouvelle génération de démocrates était assoiffée de liberté, d’ouverture. Beaucoup des cadres du Fidescz avaient suivi les séminaires « Europe et Liberté » de l’Institute of Humane Studies Europe (créé par Jacques Garello en 1989), et Viktor Orban avait participé à la 15ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie à Aix en Provence en 1995. Si le Fideszc accède au pouvoir en 1998, il ne peut mener une politique libérale, faute de soutien suffisant au Parlement et à la virulence des communistes nationalistes.

Aujourd’hui les choses ont changé. La coalition de gauche au pouvoir a mis fin aux rêves de prospérité des jeunes générations, et la crise a été ressentie plus fortement que dans les autres pays d’Europe Centrale : une décroissance de plus de 8% en 2009. La campagne de Viktor Orban a été simple : désétatiser et dépolitiser la Hongrie. Diminution des fonctionnaires, réduction de la progressivité des impôts, allègement des charges sur les entreprises, réforme des collectivités locales et des pensions : le nouveau Premier ministre a maintenant les moyens de réformer, puisqu’il a obtenu les deux tiers des sièges au Parlement, ce qui lui permettra de modifier la Constitution (à commencer par diminuer de moitié le nombre des députés).

Le 12 Mai 2010

   
 
 
 

 

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