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CHINE ET VENEZUELA 20
milliards de dollars : L’éditorial de Jacques Garello évoque les liens étroits qui unissent Pékin et Caracas. Un article publié dans le Wall Street Journal sous la plume de Dan Molinski (18 avril) a donné des détails sur les très récents accords passés entre les deux pays. Ce financement de 20 milliards de dollars est assuré par la Banque d’Etat China Development Bank. Il doit permettre au Vénézuela de construire des autoroutes, des satellites de télécommunications, des habitations et des écoles. La contrepartie vénézuelienne est la livraison de pétrole brut. Actuellement, le Vénézuela livre 400.000 barils de brut à la Chine. Mais les Chinois prétendent ne recevoir que 132.000 barils, sans doute pour masquer qu’il s’agit d’une véritable subvention au gouvernement Chavez. Premier partenaire du Brésil (où elle a détrôné les Etats-Unis) la Chine est maintenant le deuxième partenaire du Vénézuela, dont le principal client demeure malgré tout les Etats-Unis. Mais le Président Hu Jintao tient beaucoup à aider le Vénézuela à s’affranchir de Washington, la haine de Chavez pour les Américains faisant le reste. C’est dans le domaine de la prospection pétrolière que la présence chinoise est la plus spectaculaire. La compagnie (d’Etat) China National Petroleum vient de signer un projet de « joint venture » avec la compagnie (d’Etat) Petroleos de Venezuela, au terme duquel les deux partenaires vont développer la production du gisement appelé Junin 4, dans la région de l’Orénoque, susceptible de donner 400.000 barils par jour. La mise financière des Chinois (40% de la holding) représente 16 milliards de dollars. Cette expansion chinoise n’est pas sans conséquences politique et diplomatique mondiales. En effet on s’inquiète à Washington de la croisade que Chavez a lancée contre le monde libre. Luis Fleischman, un expert du Centre de Politique de Sécurité, a indiqué que les aéroports du Vénézuela sont maintenant mis à la disposition des narco-trafiquants, prolongeant ainsi le soutien que Chavez a apporté au FARC contre le gouvernement colombien. D’autre part les liens sont très étroits avec le Hezbollah : de jeunes vénézueliens s’entraînent dans des camps au Liban. Enfin et non le moindre le Vénézuela approvisionne l’Iran d’Ahmadinejad en uranium. Chavez rêve de posséder l’arme nucléaire… un rêve qui peut devenir réalité avec l’aide chinoise. Le 6 Mai 2010
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