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La
politique européenne d’ouverture du secteur des transports à la concurrence
se poursuit. Après l’avion, libéralisé depuis des années, puis le rail,
libéralisé pour les marchandises et demain pour les voyageurs, le Parlement
européen s’attaque à la route. Car, contrairement à ce que l’on pourrait
penser, le transport routier n’est pas totalement ouvert à la concurrence.
Il y a des restrictions dans certains pays, héritées du temps du monopole
des chemins de fer. En France cette législation s’appelait « coordination
du rail et de la route », ce qui signifiait en clair que le transport
routier ne pouvait pas nuire à la position dominante de Il
reste de cette grande tradition l’interdiction du « cabotage ».
Dans
de nombreux cas, un transporteur routier non établi dans un Etat membre
ne pouvait effectuer un transport de marchandises entre deux villes de
cet Etat membres. En clair, seul un transporteur français pouvait transporter
par la route des marchandises entre deux villes françaises. C’est à cela
que le Parlement européen se propose actuellement de mettre fin. Le
cabotage routier sera donc désormais autorisé, au plus tard au 1er
janvier 2014 : on se hâte lentement ! Pour le rapporteur du projet, Mathieu GROSCH
(PPE), les restrictions actuelles au cabotage « sont contraires aux
principes d’un marché intérieur sans frontières, garantissant la libre
circulation des marchandises et des services ». Le rapport a été
adopté à une large majorité de 494 voix pour et 133 contre, dépassant
largement les critères droite/gauche. En revanche, comme d’habitude, les
députés français (PC, PS, Modem, UMP, FN) ont tous voté contre :
l’Europe est libérale, à droite comme à gauche ; Jusqu’à
maintenant, les textes européens sur ce point étaient peu clairs, car
le cabotage n’était possible qu’à titre temporaire, ce qui donnait lieu
à autant d‘interprétations différentes qu’il y a de membres de l’Union
européenne. Mais
soyons beaux joueurs et félicitons-nous que les députés soient un peu
plus libéraux que L’amusant
de l’affaire, c’est que ce dossier a été ouvert par Evidemment,
il faut avoir en mémoire le fait qu’en Europe, le système institutionnel
est assez complexe et qu’un vote du parlement ne vaut pas décision. Il
faut encore l’aval du Conseil européen. Evidemment, si la décision devait
être prise sous la présidence française, le semestre prochain, cela compliquerait
un peu plus l’affaire. On suivra avec intérêt les réunions du conseil
des ministres européens, les précédentes sur le même sujet s’étant traduites
par un désaccord total entre les libéraux (majoritaires) et les protectionnistes
(menés par Le 29 mai 2008
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