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LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE SENT LE ROUSSI Nicolas HULOT a fait trois petits tours
puis s’en est allé… Quel contraste entre la popularité du « pacte »
du journaliste écologiste il y a un mois et le score des « écologistes officiels » !
Serions-nous débarrassés de la peste verte ?
En tous cas, les utopies de « l’écologie politique » sont de plus en
plus contestées. Dans une interview explosive accordée au Echos, Richard LINDZEN,
chercheur au MIT de Boston et spécialiste du climat, se permet de contester tous
les dogmes à la mode. C’est ce que Les Echos appellent « la voix d’un sceptique ». « Selon la théorie, les modèles et
les observations, les gaz à effet de serre produits par l’homme ne contribuent
qu’à un tiers de la hausse de la température à la surface de la terre. Comment
les scientifiques du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
(GIEC) peuvent-ils conclure que le gros du réchauffement observé depuis cinquante
ans est dû aux gaz à effet de serre des activités humaines ? Il faut aller
voir dans le document, et la réponse est qu’ils ne voyaient pas ce que cela pouvait
être d’autre. Ce n’est pas scientifique. Si donc l’effet de serre ne contribue
qu’à un tiers du réchauffement et si la température augmente de 0,13 degré par
décennie, comme on l’observe, nous pourrions être responsables d’une hausse de
0,4 degrés en 2100. Qui peut croire que c’est un désastre ? ». « Une hausse de 4,5 degrés est virtuellement
impossible. Cela voudrait dire que la vitesse de réchauffement est 10 fois plus
rapide qu’aujourd’hui, alors que l’impact du CO2 par unité supplémentaire dans
l’atmosphère décroit. Nous sommes déjà
aux trois quarts de ce doublement de l’effet de serre dont on nous prédit qu’il
aurait des conséquences catastrophiques. Or, nous n’avons observé qu’une hausse
de quelques dixièmes de degré ». « Nous avons des connaissances, mais
la science du climat est immature. La vérité est que le climat change en permanence,
sans que l’homme n’en soit la cause ni ne comprenne pourquoi. La terre a connu
de nombreux phénomènes (…) Nous n’avons aucune explication convaincante pour aucun
d’entre eux et aucun de nos modèles ne peut les expliquer. Dire que 11 des dernières
années ont été les plus chaudes ne signifie pas qu’il y ait une tendance. En fait,
l’année la plus chaude a été 1998 et, depuis, les températures ont baissé. Quand
au niveau de la mer, cela n’a pas de sens de prendre une période si courte que
1993-2006. Les niveaux des océans ont monté en moyenne d’environ 2 millimètres
par an, avec des fluctuations, au cours des 200 dernières années. (…) Enfin, s’agissant
de la fonte des glaciers, quelle est la valeur de cette donnée sans contexte ?
Nous ne savons pas combien de glace il y avait dans l’Arctique l’été pendant les
années 1930. Il faisait plus chaud à l’époque ». « En fait, les glaciers
ont commencé à décroître depuis le début du XIX° siècle ». « Le climat va changer, quoi que nous fassions,
même sans effet de serre dû aux hommes. Il faut se préparer. C’est la raison pour
laquelle il faut augmenter la prospérité dans le monde. La prospérité fait que
lorsque vous avez un tremblement de terre à Los Angeles, personne ne meurt. Quand
il s’en produit un à Téhéran, il y a des milliers de victimes. Kyoto fait exactement
l’inverse. Il dit : nous devrions tous être plus pauvres. Il nous fait perdre
de vue les vraies priorités ». « Dire : que va-t-il arriver à
mes petits-enfants est une question idiote. C’est plutôt pour s’être posé la question
que nous passerons pour des imbéciles auprès d’eux… De toutes les menaces contre
le monde, le climat est en bas de l’échelle. Les mêmes gens qui s’inquiétaient
du refroidissement il y a trente ans, s’inquiètent maintenant du réchauffement ».
Mais « la voix d’un sceptique », au demeurant américain et républicain, peut-elle changer l’opinion publique ? « L’isolement des sceptiques a été un mythe depuis 1988. Je pourrais nommer 70 ou 80 scientifiques de renom qui sont sur la même longueur d’onde que moi… Kyoto ne sert à rien, tout le monde le sait. Le plus que Kyoto va faire, sera de retarder un changement de température, petit ou grand, de un ou deux ans, peut-être trois, c’est tout. En plus, cela conduit à des dérives regrettables, de la corruption… On voit déjà que les dangers de cette politique sont plus grands que ceux du réchauffement ». De quoi refroidir les ardeurs écologistes. Le 2 mai 2007
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