LES OUTRANCES DE GEORGES FRECHE



On connaît Georges FRÊCHE, le bouillant Président de la région Languedoc-Roussillon. Et on connaît ses outrances dans tous les domaines. Y compris dans sa politique, puisqu’il a tellement fait exploser les dépenses de la région qu’en une seule année (2005), les impôts régionaux vont augmenter de nettement plus de 50% ! Personne n’a fait mieux. Beaucoup de ses adversaires politiques se sont plaints de ses outrances verbales et des insultes à leur égard, ainsi que de ses manières autocratiques.

Georges FRÊCHE est aussi universitaire, professeur d’histoire du droit. Ses étudiants se plaignent, comme le rapporte Le Figaro, parlant « de cours d’une heure dont les trois quarts sont consacrés à la politique et à des blagues grivoises ». Ses collègues sont au courant, mais il paraît qu’ils ne veulent rien faire, parce que l’université dépend financièrement très largement des subventions du conseil régional, surtout au moment où l’on va renégocier le contrat de plan avec l’Etat. Pas question de le sanctionner.

Mais tout cela n’est rien. A l’occasion de la mort de JEAN-PAUL II et de l’élection de BENOIT XVI, G. FRÊCHE s’est surpassé. Citons exactement Le Figaro pour ne pas déformer ses propos, tenus devant les 90 élus du Conseil d’agglomération de Montpellier et rapportés par le Midi Libre : « J’espère qu’il sera meilleur que l’autre abruti », parlant du pape et de son prédécesseur. Mieux encore, faisant allusion au fait que le Pape BENOIT XVI est d’origine allemande et au bombardement de Dresde par les Alliés pendant la deuxième guerre mondiale : « C’est dommage, ils en ont loupé un ».

Ces propos intolérables rejoignent dans l’abomination la caricature des Guignols de l’info, sur Canal plus, présentant BENOIT XVI comme un nouvel HITLER, baptisé ADOLF II. La direction de la chaîne a dû présenter des excuses après une protestation de l’épiscopat et aussi du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Le producteur de l’émission parle d’un « raccourci malheureux, mais en aucun cas destiné à choquer ». A croire qu’en France, il est permis de dire n’importe quoi des Catholiques, alors qu’on n’en admettrait par le centième pour une autre religion.

Pour revenir au cas de G. FRÊCHE, l’affaire nous semble grave parce qu’il s’agit des propos d’un élu, tenus en public, dans l’exercice de ses fonctions. Le député de l’Hérault Jacques DOMERGUE a protesté, parlant d’outrages ayant atteint ces derniers jours des limites inacceptables et réclamant une sanction exemplaire.  Il a d’ailleurs saisi le ministre des universités, parlant de « l’asservissement de certains esprits au nom de la laïcité ». Et de se demander s’il s’agit « de l’expression d’une maladie psychiatrique » ou « d’une faute lourde ».

Passons sur le ridicule d’un responsable de l’agglomération qui a minimisé la chose en affirmant : « Avec ses mots à lui, FRÊCHE a manifesté son souhait, en phase avec une grande majorité des catholiques français, que le Vatican colle davantage avec son temps et a exprimé le regret que ni JEAN-PAUL II ni BENOIT XVI ne soient des papes progressistes ». Qu’en termes galants ces choses là sont dites ! A vrai dire, si le progressisme consiste à parler comme M. FRÊCHE, nous préférons ne pas être progressistes.

Nous avons hésité à rapporter ces propos qui, avant tout, déshonorent leur auteur. Mais cela nous semble, au delà du cas pathologique de G. FRÊCHE, un débordement supplémentaire qui s’ajoute à une longue liste. Est-il normal, au nom de la nécessaire liberté d’expression, de laisser insulter tout un groupe pour ses croyances religieuses, surtout s’il s’agit toujours du même groupe ? La liberté passe aussi par le respect de l’autre et de sa dignité.

 

 

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