![]() | |||||||||||||||
|
JUSQU’OÙ IRA OBAMA ? La réforme du système de santé n’est que la partie émergée
de l’iceberg Obama Poser une telle question
à des Français est incongru. A leurs yeux, Obama
a été l’affaire du siècle. Fin 2008 ils étaient plus de 90% à voir en
lui le sauveur de l’Occident. Aujourd’hui encore, en dépit de la reculade
de Copenhague, ils sont toujours persuadés du génie du président américain.
Certains pensent même qu’à travers Obama,
c’est Les citoyens américains
n’ont pas le même enthousiasme. D’une part, dans les sondages, le nombre
de mécontents a dépassé celui des satisfaits, alors qu’au départ la
cote était de 70% pour le nouveau président. D’autre part, des comités
de défense, adeptes de la « Tea party » se sont organisés,
venus spontanément de la société civile, sans leader, sans finance,
sans autre programme que la défense des libertés et de la constitution.
Une révolte contre la dictature de l’Etat fédéral est en train de s’instaurer.
Il faut dire que la réforme de la santé s’accompagnera de la création
de 155 agences et bureaux fédéraux, et qu’elle coûtera jusqu’à un milliard
de dollars à certaines entreprises. Cette victoire à Obama n’entend pourtant pas s’arrêter en si bon chemin. Après la santé, la fiscalité. Il entend instaurer la TVA, un impôt que les Etats (encore eux !) n’ont jamais voulu, préférant un impôt sur les ventes (sell tax) variable d’un Etat à l’autre. Ici ce sera encore plus difficile à réaliser. Mais l’innovation présidentielle s’exerce surtout dans le domaine des relations internationales, et par conséquent concernera plus directement l’Europe et la paix dans le monde, tôt ou tard. On a d’abord remarqué qu’Obama a rompu avec le soutien diplomatique, fût-il à éclipses
et maladroit, que les Etats-Unis ont apporté à Israël. Il s’agit d’un
véritable changement de cap. Illustré par la froideur de l’accueil réservé
au Premier ministre Israélien par le président Obama.
Les constructions de logements à Jérusalem Est ne sont qu’un prétexte
peu sérieux, quand on compare cette « provocation » de Netanyahou
avec les agressions et attentats quotidiens des gens du Hamas. Dans
son discours devant l’AIPAC, le plus puissant
des lobbies juifs aux Etats-Unis, Hilary Clinton,
tout en proclamant l’alliance indéfectible entre Israéliens et Américains,
a tenu les Israéliens pour responsables de l’échec des négociations.
C’est approuver la position de Mahmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne,
sans doute pour plaire aux puissances arabes du Moyen Orient dont Dans ces conditions, au
moment où l’on dénonce le danger d’une force nucléaire iranienne, les
dernières dispositions d’Obama en matière
de stratégie ont de quoi inquiéter, pour ne pas dire suffoquer, le monde
occidental, et on va juger au cours de ces prochains jours la lucidité
des gouvernements européens. Obama se propose, ni plus ni moins, de revoir complètement
les conditions de recours à l’arme nucléaire. Il « bouleverse la
doctrine nucléaire américains », titre Le Figaro (7 avril) dans
un article conclu ainsi par Laure Mandeville :
« Certains pays nucléaires…restent circonspects vis-à-vis d’un
projet susceptible d’affaiblir leur potentiel de dissuasion, s’alarmant
aussi de l’idéalisme de cette démarche, à l’heure où la menace d’un
Iran accédant à l’atome militaire n’a jamais paru aussi proche ».
On se plaignait naguère de l’unilatéralisme de la diplomatie américaine,
mais aujourd’hui les initiatives de Le 15 Avril 2010
| |||||||||||||||