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Si l’Etat a bien un rôle fondamental à jouer,
c’est celui du maintien de l’ordre, car la sécurité est la seule manière de garantir
l’intégrité des personnes et des biens et donc le droit à la vie ou le droit de
propriété. Or, depuis des années, la violence se développe en France. Pas seulement
la délinquance (vol, agressions à caractère crapuleux ou sexuel), mais la violence
dans les rapports sociaux, dans la vie sociale en général. Il faut y voir l’impact
des discours de lutte des classes, attisée par l’extrême-gauche et en particulier
le NPA de Besancenot. S’il y a un exploiteur et un exploité, des méchants et des
gentils, il est normal que les exploités se révoltent. Nous récoltons ce qu’un
certain nombre de politiques et d’intellectuels ont semé. Bien sûr, il y a les casseurs professionnels,
non pas des délinquants classiques, mais des militants anarchistes ou trotskistes.
On les a vus à l’œuvre à Strasbourg. Certains de nos confrères ont constaté qu’ils
s’attaquaient aux symboles du capitalisme, comme les grandes surfaces : nourrir
les gens, quel scandale en effet. Ils ont aussi détruit hôtels, pharmacie, ou
tagué une église : tous de hauts lieux du grand capital. Même scénario en
Corse, où tous les prétextes sont bons pour défier l’ordre républicain. Mais deux domaines méritent d’être cités.
Il y a d’abord les violences dites sociales : dans les entreprises en difficulté,
on s’attaque aux bâtiments, aux cadres et surtout aux PDG. La séquestration des
PDG est un sport à la mode. C’est une atteinte fondamentale à un droit essentiel,
celui de se déplacer librement et cela dénote une conception affligeante des questions
économiques : ces salauds de patrons font exprès de licencier le personnel
par pur sadisme ; une bonne séquestration et ils comprendront leur erreur
et créeront des emplois ! Pourquoi nous étonner ? En dehors de
cette culture de la lutte des classes, directement inspirée du marxisme, il y
a aussi tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu ; Ségolène Royal déclare
« comprendre la révolte » et ses amis socialistes déclarent comprendre
Ségolène ! « Les salariés doivent forcer le barrage de l’injustice absolue »
dit-elle : en se faisant justice eux-mêmes, si question de justice il y a ?
Grand progrès de civilisation. Les syndicats sont paraît-il embarrassés. Mais
Bien entendu, le sommet est atteint dans
les universités. Depuis quelques jours, la mode est à la séquestration des présidents
d’université, certes en majorité de gauche, mais pas assez à gauche pour nos apprentis
révolutionnaires. Mais la violence est quotidienne. Blocage de l’entrée des facs,
AG non représentatives votant à main levée, refus de toutes les procédures de
vote protégé (internet, bulletin secret) : seuls les éléments « conscientisés »
(ceux des AG) doivent s‘exprimer ; il y a des facs où aucun cours n’a eu
lieu depuis le début du semestre, alors que dans les universités où l’on travaille,
les cours sont pratiquement terminés ; commandos cagoulés détruisant le matériel
pédagogique coûteux ; course après les non grévistes quand les universités
veulent organiser des cours en dehors des lieux de blocage ; menaces physiques
ou verbales ; nombreuses personnes extérieures aux universités, purs agitateurs
professionnels. Le Figaro a tenté d’établr une courte liste
des problèmes les plus récents. Extraits : CA envahi à Toulouse II, un tribunal
étant dressé pour que le président rende des comptes, portes et cloisons défoncées.
Brest : agression du président par des personnes cagoulées. Perpignan :
idem, avec des portes arrachées et propos racistes en prime. Lyon II : l’ancien
président séquestré dans une salle de cours et sauvé par son successeur. Montpellier
III : amphithéâtre dévasté. Brest : démontage des portes par des individus
cagoulés avec des perceuses. Orléans : blocage des issues par des individus
cagoulés, avec de la résine dans les serrures et mise à feu d’un chêne devant
une entrée. Et ainsi de suite. Pendant ce temps, les étudiants étrangers s’en vont pour toujours, à part les Chinois qui achètent de faux diplômes. Et vos impôts paieront la facture. Il paraît qu’ils servent aussi à payer police et justice ; mais pour l’instant, l’Etat est aux abonnés absents : il relance…
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