LE LIVRE QUE J'AURAIS AIME ECRIRE


Ce livre se lit en deux heures, il est si limpide, dans une langue si claire. Mais en même temps ce livre est dense, parce qu’il va au fond des choses et donne une explication complète et argumentée de ce qui se passe aujourd’hui en France, pays où le capitalisme est considéré comme la source de tous les maux : il n’y a qu’à  le tuer !

Ce  livre c’est celui que publie Nicolas Lecaussin aux éditions First « Au secours, ils veulent la mort du capitalisme ! ». Il est en vente dès aujourd’hui ; précipitez-vous chez votre libraire.


Nicolas Lecaussin est le nom d’emprunt de ce jeune publiciste roumain qui nous avait déjà régalé avec « Cet Etat qui tue la France » et « L’absolutisme efficace » (éditions Plon), couronné par le Prix du Livre Libéral en 2006. Il y a vingt ans, le lycéen Bogdan s’émerveillait de la découverte de cet Occident qui avait pour système économique le capitalisme et pour philosophie le libéralisme. La chute du mur de Berlin était une promesse d’ouverture et de prospérité pour toute la jeunesse européenne.

Vingt ans plus tard, le même Bogdan constate qu’il vit en France dans un pays socialisé, dont bien des traits lui rappellent le communisme. Le « droit au logement opposable », Ceausescu l’avait déjà imposé en Roumanie. L’arrogance de la caste dirigeante des énarques, les privilèges des syndicalistes, lui rappellent la nomenklatura et les apparatchiks. La pesanteur et l’arbitraire de la bureaucratie, une armée de fonctionnaires : c’est comme cela que l’on vivait à Bucarest.

Alors Bogdan fait maintenant œuvre de missionnaire de la liberté : il explique aux Français ce qu’ils devraient savoir mais que visiblement ils ignorent ;  il n’aurait jamais cru nécessaire d’en arriver là, lui qui imaginait notre pays comme celui de la liberté et de la compréhension.  

Le livre de Nicolas Lecaussin est divisé en trois parties :

-         une leçon très pédagogique sur ce que sont réellement le capitalisme et le libéralisme, ignorés, déformés, caricaturés par leurs adversaires,

-          puis une analyse de la crise actuelle dans laquelle le capitalisme n’est en rien impliqué,

-          enfin une présentation de ce que l’on cache toujours : l’étatisme triomphant qui est à l’origine non seulement des errements présents, mais aussi des gaspillages, des incuries, qu’accompagnent privilèges scandaleux et corruption.

Sur chacun de ces points, Nicolas Lecaussin propose des arguments, des faits, des chiffres. Ce n’est pas une opinion qu’il émet, c’est une réalité qu’il rappelle. Voilà pourquoi ces pages se lisent avidement parce que chacune d’entre elles se réfère à une histoire : celle d’un passé qui a permis un progrès social sans précédent, celle d’un présent qui montre l’échec économique et social des pays qui refusent ou rejettent le capitalisme et les dramatiques conséquences de l’étatisme, celle d’un futur qui doit être un retour aux sources du libéralisme.

Au hasard de ces pages, vous trouverez entre autres : ce que le capitalisme a apporté au monde depuis son éclosion (preuves à l’appui) ce qu’est vraiment le libéralisme et pourquoi ses adversaires le caricaturent (trop de gens se disent libéraux qui ne le sont pas, et présenter la France contemporaine comme un pays entre les mains de l’ultra-libéralisme est un pur mensonge). Au niveau mondial, vous aurez la liste des pays où demeurent la famine, les exterminations massives : tous ont tourné le dos à la liberté économique, tandis que ceux qui se sont ouverts à la mondialisation ont progressé sans cesse et les inégalités y sont réduites.

Vous trouverez tous les détails sur la crise, l’origine des sub-primes, et l’excès de réglementation : la liste vous est donnée des mesures encadrant la finance mondiale, le secteur bancaire, ainsi que celle des quelque cinquante organismes chargés à ce jour de veiller à la « stabilité financière ». En rajouter une couche, et donner de l’argent au FMI n’est vraiment pas la solution (citations sur les prévisions du FMI il y a un an ) : Nicolas Lecaussin dénonce l’incompétence et la corruption des grands experts et commis internationaux comme des politiciens, démocrates américains en particulier.

Enfin, dans la troisième partie, Nicolas Lecaussin instruit le procès de l’Etat français : la puissance omniprésente des énarques, avec tous les territoires qu’ils ont occupés dans la nation, les erreurs de l’économie dirigée, l’idéologie des médias, les gaspillages des entreprises publiques, le privilège et le train de vie des leaders syndicaux, la tyrannie intellectuelle des écologistes, enfin et non le moindre la liste des scandales politico-financiers de ces vingt dernières années, avec les personnalités impliquées.

Tout cela est tellement précis, avec les noms, les sources, les dates, les citations, qu’on se demande comment les Français les ignorent ou semblent les ignorer. Ils n’ont plus conscience aujourd’hui de tous les bienfaits du capitalisme ni de tous les méfaits du socialisme. Le livre de Nicolas Lecaussin est à la fois un argumentaire libéral, de nature à convaincre les sceptiques et à désarçonner les adversaires du capitalisme, et un message de lucidité et d’espoir : pour en finir avec la crise, il faut revenir aux principes fondateurs de la démocratie libérale, que tant de penseurs français ont découverts et diffusés jadis.

Oui, j’aurais réellement aimé écrire ce livre ; il me manquait peut-être d’être roumain… 

Pr. Jacques Garello
Président de l’ALEPS
Le 8 avril 2009

   
 

 

Imprimer cette page