![]() | |||||||||||||||
|
On
en sait un peu plus sur la fameuse loi de modernisation de l’économie,
qui a été présentée au Conseil d’Etat, et qui devrait passer bientôt devant
le Parlement. Les sujets concernés seront nombreux, y compris la création
d’une Haute Autorité de Il
y a un point qui n’aurait pas dû poser de problème, et qui était soulevé
dans le rapport ATTALI, c’est ce qui concerne la liberté de négociation
des prix entre les grandes surfaces et leurs fournisseurs. Déjà, elles
peuvent plus facilement répercuter leurs marges arrière, mais ce n’est
qu’un pis aller : il faut que chaque grande surface puisse négocier
librement ses prix avec les producteurs. Le gouvernement y semble prêt.
Mais c’est compter sans le lobby des fournisseurs de la grande distribution,
qui ont rédigé une déclaration commune contre cette réforme de la loi
GALLAND. Les grossistes, les industries de consommation, Un
autre volet important concerne cette fois la loi RAFFARIN. On se souvient
qu’elle limite considérablement la libre installation des grandes surfaces,
elle porte donc atteinte à la concurrence en fermant le marché. Certes,
il existe des possibilités d’autorisation, mais elles passent par une
demande préalable auprès d’une commission dans laquelle les entreprises
qui vont être concurrencées sont largement représentées ; inutile
de dire qu’elles freinent la liberté d’installation. Ici
aussi, le rapport ATTALI était prometteur. Il proposait de « restaurer
complètement la liberté de l’installation de tous les acteurs de la distribution »,
ce qui est bien le moins dans une économie de libre marché. Or ici, la
timidité du gouvernement est impressionnante. Il propose seulement de
relever de 300 à 1000 mètres carrés le seuil de déclenchement de la procédure
d’autorisation préalable d’ouverture. Cela vise à permettre un peu plus
d’installations libres, en particulier de magasins de hard discount, qui
font baisser les prix (ce que RAFFARIN voulait éviter). Certes, la durée
d’examen de la demande serait divisée
par deux, ce qui est mieux. Mais,
d’une part, pourquoi limiter la liberté à C’est ce que Les Echos appellent pudiquement « ne
pas suivre complètement le rapport ATTALI sur la libéralisation de la
croissance dans le domaine de la concurrence commerciale ». Nous
avons souvent dit que le rapport ATTALI n’était pas la bible. Il oublie
des pans entiers de la libéralisation nécessaire. Tout n’y est pas libéral.
Mais si le gouvernement trouve encore excessif le peu de libéralisme du
rapport ATTALI et prend des mesures à minima, il ne faudra pas qu’il s’étonne
si la concurrence ne joue pas suffisamment et si les prix ne baissent
pas. Ce n’est pas avec des commissions et des procédures maintenues d’autorisation
préalable d’ouverture que l’on va faire baisser les prix et augmenter
le pouvoir d’achat. Le 30 avril 2008
| |||||||||||||||