LE SOCIALISME LOCAL SE PORTE BIEN


Une étude du Trésor public (« Premières tendances 2007 des finances locales »), montre que le socialisme local se porte bien, qu’il soit « de droite » ou « de gauche ». L’enquête montre en effet que l’an dernier, les dépenses des collectivités locales ont dépassé en France pour la première fois les 200 milliards d’euros : 209,85 milliards exactement, ce qui n’est pas rien.

Ces dépenses locales avaient déjà progressé de 6% en 2006. En 2007, la hausse a été de 6,9%. Pour l’essentiel, il s’agit des dépenses de fonctionnement (141,9 milliards), les dépenses d’avenir, les investissements, restant à la traîne. L’essentiel de l’évolution « demeure impactée par les hausses des dépenses de personnel », comme le note dans son jargon le Trésor public.

Les dépenses de main d’œuvre ont en effet progressé de 9,2% : +4,4% pour les communes, +10,9% pour les intercommunalités, + 17,7% pour les départements et + 103,6% pour les régions (transfert aux régions de personnels d’Etat TOS : techniciens et ouvriers de service de l’Education nationale). Les revalorisations des traitements des fonctionnaires ont aussi entraîné « une hausse mécanique des charges de personnel des collectivités locales ».

En dépit de la hausse considérable des impôts locaux les caisses municipales sont vides. Donc, pour financer leurs investissements et équipements collectifs, on a  eu de plus en plus recours à l’emprunt. La dette municipale ne cesse de progresser. « Après nous le déluge… »

Depuis Colbert, Napoléon et tous leurs successeurs, l’Etat central a détruit les libertés locales. La crise des finances locales n’est que la crise des libertés locales. Il nous faut relire l’ouvrage de Gérard BRAMOULLE, publié avec l’appui de l’IREF et de Contribuables associés : « Finances et libertés locales : pourquoi l’explosion des impôts locaux » (Disponible sur www.aix-provence.com). Le remède pour mettre fin au socialisme local : la subsidiarité, le transfert à la société civile des multiples activités accaparées par la société politique.

 

Le 9 avril 2008 

 
   

 

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