OBAMA EST AUSSI A MI PARCOURS


Sans doute le Président des Etats-Unis n’est-il en fonction que depuis le 1er janvier 2009. Mais les échéances électorales approchent : début novembre le Congrès sera renouvelé. Ce sont les élections appelés « de mi parcours » et on commence à y penser très sérieusement dès maintenant, les journalistes et politiciens faisant déjà un bilan de…mi parcours.

Ce qui frappe les observateurs, c’est qu’à ce jour aucun des grands chantiers annoncés par Barak Obama n’a été mené à son terme, et les réformes dans certains domaines ne sont même pas amorcées.

Le Congrès va peut-être enfin se prononcer sur la réforme du système de santé. Mais, à cette heure, personne ne connaît le texte qui va être soumis au vote des assemblées. On sait en revanche que ce texte ne sera ni celui du Sénat, ni celui de la Chambre des Représentants, ni celui des Démocrates, ni celui des Républicains, ni celui de la Commission mixte Démocrates / Républicains. Ce pourrait être celui de l’Administration, mais on ne le connaît toujours pas. Chaque jour qui passe rend le projet plus impopulaire et la proximité des élections aidant il n’est pas sûr qu’Obama trouve une majorité pour un texte…à déterminer.

Le plan d’assainissement des finances publiques constitue un deuxième mystère. Le retour à l’équilibre est prévu pour dans dix ans, mais les ressources correspondantes n’ont été proposées que pour les six prochaines années, à partir d’hypothèses macro-économiques elles aussi supputée. Quid des quatre dernières années ?

La réforme de la réglementation bancaire et financière connue sous le nom de « plan Volcker », du nom de l’ancien président de la FED, qui représenterait un tour de vis arbitraire et ruineux pour la finance américaine, rencontre toujours l’opposition d’une grande partie des Démocrates, et bien sûr l’hostilité totale de Wall Street.

Il n’est évidemment pas question de présenter quelque bilan que ce soit de la diplomatie confiée à Madame Clinton, mais dirigée par le Président Obama : le discours du Caire et la main tendue au monde musulman et à l’Iran sont oubliés, le processus de paix au Moyen Orient est bloqué, les affaires d’Afghanistan et du Pakistan sont en instance, et les relations avec Moscou sont équivoques.

Il n’est pas facile de changer le monde en treize mois, même quand on sait qu’on peut le faire : « Yes we can ».

Le 24 Mars 2010

   
 
 
 

 

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